Fashion Week Femme AW18/19 Jour 5

DEFILE GEOFFREY B SMALL A L’ESPACE SAINT-MARTIN: Le designer américain installé en Italie a présenté une nouvelle collection intitulée « Get Set » comportant un clin d’oeil à Fellini et aux débuts de Dolce&Gabbana. La performance accompagnant le défilé, qui devait être animée par la jeune performeuse et mannequin Matilde Canuti dans le rôle principal, a dû être adaptée suite au retour précipité de celle-ci en Italie pour se rendre au chevet de sa grand-mère adorée. Le show a ainsi été dédié à cette dernière, au passage entre les générations et un hommage a été rendu de façon amusante aux femmes qui travaillent dur en Italie et dans le reste du monde. Comme à l’accoutumée, le défilé en noir dominant a mis en scène tout à la fois une femme de pouvoir au style formel et austère, et des tenues plus décontractées avec quelques touches de couleur, des accessoires et foulards en soie à pois qui en atténuent la sévérité. Les mannequins portent des chaussures montantes à lacets d’inspiration militaire pour affronter la dureté du monde d’aujourd’hui. Le créateur rappelle que tous ses vêtements sont confectionnés à la main dans son atelier de Venise, dans des matières les plus nobles provenant d’artisans locaux, et dans des séries limitées. Un engagement affirmé pour une mode durable, et toujours une élégance classique intemporelle empreinte de poésie!

(Photos du défilé: StyleZeitgeist)

Le streetstyle du samedi 3 mars 2018, aux abords du défilé Elie Saab (photos prises par moi-même):

Et, pour terminer, mon look du jour (photos: Franck Malabre):

 

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Fashion Week Femme AW18/19 Jour 4

DEFILE ISSEY MIYAKE AU PALAIS DE TOKYO: Le designer japonais Yoshiyuki Miyamae a conçu une collection au plus près de la nature. Intitulée « Silent energy » celle-ci se réfère à la force silencieuse et secrète des végétaux et des animaux qui se préservent pendant l’hiver pour s’épanouir de nouveau au printemps. Les mannequins sont emmitouflés dans des manteaux flottants, aux larges volumes. Les vêtements dessinent toutes sortes de courbes et ondulations autour du corps. La marque poursuit ses recherches textiles avec pour cette saison un nouveau plissé intégrant des fils de laine et une maille Steam Stretch (technique phare de la maison, utilisant la vapeur pour rétracter un fil élastique). De longues robes sans manches avec un large col montant sont du plus bel effet. Les couleurs sont variées, allant du noir et blanc à de jolies combinaisons deux par deux de couleurs vives (fuchsia, bleu, orange, jaune). Les têtes sont recouvertes de quelques mèches colorées hérissées à l’iroquoise ou alors de drôles de chapeaux en laine. Une collection très intéressante, moderne, à l’esthétique recherchée tout en donnant une grande impression de confort.

Le streetstyle du vendredi 2 mars 2018, aux abords des défilés Balmain, Issey Miyake et Nina Ricci:

Et, pour terminer, mon look du jour (photos: Joanna Joy, Franck Malabre):

Fashion Week Femme AW18/19 Jour 3

DEFILE RICK OWENS AU PALAIS DE TOKYO: Cette saison le créateur californien installé à Paris poursuit ses expérimentations en vue d’inventer une nouvelle esthétique du vêtement féminin. Il approfondit le thème du cocon, en proposant des silhouettes futuristes recouvertes de coussins et bourrelets protecteurs qui s’entortillent autour du corps. Des formes étranges apparaissent, comme par exemple avec trois manches. Manteaux croisés, trois-quarts bicolores, avec des applications sur les épaules, des hauts au col drapé, et toutes sortes de découpes sur le corps. Les robes sont courtes, déstructurées, et se portent avec des baskets. De gros sacs eux aussi rembourrés mais d’apparence légère sont prévus pour dormir ou se réchauffer dans les transports. La palette de couleurs est délicate, avec, outre le noir et blanc, de jolis coloris terre ou ocre qui se mélangent au rose pale et au kaki; de grands carreaux jaune et brun donnent une allure à la fois classique et audacieuse. Tout ceci est au final assez fascinant!

Le streetstyle du jeudi 1er mars 2018, aux abords des défilés Y/Project et Rick Owens:

Et, pour terminer, mon look du jour (photos: Franck Malabre):

Fashion Week Femme AW18/19 Jour 2

DEFILE NEITH NYER AU CENTRE CULTUREL ALEX MANOOGIAN: Pour cette  collection intitulée « Le Bal du Mauvais Goût » le jeune créateur brésilien Francisco Terra a de nouveau trouvé son inspiration dans ses souvenirs d’enfance, plus particulièrement lorsqu’il voyait ses parents sortir faire la fête dans des looks années 80. Fidèle à son approche populaire de la mode, aimant se faire rencontrer les subcultures, il nous emmène à la frontière entre élégance et mauvais goût dans une esthétique flamboyante. Les plissés font référence à la fête, un monde de mystère et d’excès. Les tissus sont repiqués comme lorsque les déguisements sont trop grands et  doivent être ajustés. Du glamour avec des mélanges de soie et de velours, une palette de couleurs combinant le rose cher au créateur avec l’orange, le noir et le violet; des robes longues qui révèlent plus qu’elles ne cachent, des épaules et décolletés en partie montrés. Touche sexy également avec les matières seconde peau. On retrouve les pièces à boutonner sur leur longueur, caractéristiques du vestiaire Neith Nyer. Les chaussures ont été dessinées en collaboration avec le bottier Zeferino. Au final, un vent de liberté qui n’est pas exempt d’une certaine poésie.

Le streetstyle du mercredi 28 février 2018, par un temps glacial, aux abords du défilé Dries Van Noten:

Et, pour terminer, mon look du jour (photo: Franck Malabre):