Fashion Week Femme SS19 Jour 8

DEFILE VALENTIN YUDASHKIN AU PALAIS DES BEAUX ARTS: Le créateur russe a présenté une collection estivale sous influence asiatique et plus particulièrement japonaise, avec des pièces inspirées des kimonos et des tenues de judo (judogis), des ceintures-obi et des chignons typiques. Les silhouettes sont fluides et les coupes amples. Des imprimés à base de fleurs et de dragons ornent les vêtements. Selon ses déclarations le créateur a voulu se placer à la rencontre de la haute couture, du prêt-à-porter et du sportswear. Robes courtes et longues se complètent harmonieusement. Manteau beige en faille de soie porté avec une ceinture obi. Veste de kimono rose en satin duchesse. D’impressionnantes robes de bal vaporeuses, en mousseline et avec froufrous, sont présentées en fin de défilé. La palette de couleurs, variée et vivifiante (rose, rouge, jaune citron, lavande, vert,…) sublime cette collection très glamour.

PRESENTATION LEO AU BAR « LE POP UP DU LABEL »: La jeune marque bruxelloise fondée en 2016 et animée par la créatrice Leonneke Derksen a présenté sa nouvelle collection intitulée « Evasion », qui cible la génération Millenials et propose une confrontation entre le luxe, le bon et le mauvais goût. Cherchant toujours son inspiration dans le propre vécu de la créatrice, ce sont cette fois les moments marquants de ses vacances d’été au camping dans les années 90 qui sont mis à contribution. Les tissus évoquent les toiles de tente et les moustiquaires, et se combinent avec des éléments métalliques pour une touche plus urbaine. Imprimés représentant des dauphins, chemises tie-dye, pantalons de parachute en satin, mini-sacs se conjuguent au denim. Les couleurs se concentrent autour du kaki, mauve, jaune et du noir et blanc et dégagent une certaine sophistication. Si besoin est, on rappelle que la marque se retrouve sur internet et les réseaux sociaux sous le nom de Leo By Leo.

PRESENTATION SCHUELLER DE WAAL AU PALAIS DE TOKYO: Pour cet avant-dernier jour de fashion week, le duo néerlandais a voulu proposer une pause dans le rythme effréné des défilés, reflétant sa vision d’une mode plus douce, plus intemporelle, au travers d’une installation intitulée « Gateway to Fashion ». Pas de nouvelle collection, mais un film nous invitant à un voyage hypnotique et artistique d’une créativité débridée dans les méandres de ses collections passées. Celles-ci sont revisitées dans des esthétiques différentes, navigant entre réel et fiction, avec d’un côté un minimalisme d’allure assez classique et de l’autre un maximalisme original et surréaliste, constituant les deux fondements de la marque.

Le streetstyle du lundi 1er octobre 2018:

Et, pour terminer, mon look du jour:

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Fashion Week Femme SS19 Jour 7

DEFILE LYSANDRE GL AUX SALONS HOCHE: La créatrice chinoise Minhua Guo Lenoir qui a lancé sa marque en 2016 après avoir travaillé pendant 5 ans pour Olympia Le-Tan a trouvé son inspiration pour cette nouvelle collection dans les couleurs et la beauté du Maroc et du Sahara. Alliant tradition et modernité elle entend se placer à la croisée de la mode et de la peinture. Utilisant les techniques les plus innovantes en matière de broderie et les meilleures qualités de tissus elle nous propose des créations émouvantes, originales et inspirantes d’une grande beauté, dans des combinaisons de couleurs chaleureuses et recherchées. Coupes créatives, soies délicates, transparence. Les silhouettes sont sublimées par les coiffures crantées style rétro années 1920 et les cils XXL des mannequins.

Le streetstyle du dimanche 30 septembre 2018, aux abords des défilés Lysandre GL et Valentino:

Et, pour terminer, mon look du jour:

Fashion Week Femme SS19 Jour 6

DEFILE GEOFFREY B SMALL A L’ESPACE SAINT-MARTIN: Dans le prolongement de la collection homme présentée en juin dernier, le designer américain installé en Italie a dédié sa collection femme printemps-été 2019, intitulée « Wait », aux enjeux écologiques et environnementaux. Le créateur réaffirme et amplifie son engagement en faveur du fait main et d’une mode plus écologiquement et socialement responsable: confection à la main dans ses ateliers de Venise en séries limitées, utilisation de matières nobles provenant d’artisans locaux. De nouvelles silhouettes et matières apparaissent afin de s’adapter aux changements climatiques et s’en protéger. Matières de qualité: satin, soie, lin, laine, ramie, crêpe de soie, satin de soie, en recherchant toujours plus de légèreté et l’adaptation à des morphologies différentes. Coton tissé stretch pour plus d’aisance. Veste réversible en soie 100% doublée. Les silhouettes se parent de diverses sortes d’épaulettes en guise de protection. Les coupes sont toujours très soignées. Une nouvelle méthode de teinture est inspirée de la technique japonaise du shibori (qu’on appelle aussi tie and dye). Outre le noir fétiche de la marque, cette collection ambitieuse aux inspirations multiples se décline dans des imprimés vivants  et très colorés. Développée avec l’aide d’une nouvelle génération de stylistes que le créateur souhaite mettre en avant, elle traduit assurément une nouvelle impulsion combinant éco-responsabilité et modernité. Une ligne de boots en cuir végétal est également développée cette saison avec un artisan local.

Le streetstyle du samedi 29 septembre 2018, aux abords du défilé Elie Saab:

Et, pour terminer, mon look du jour:

Fashion Week Femme SS19 Jour 5

DEFILE ISSEY MIYAKE AU PALAIS DE TOKYO: Cette nouvelle collection intitulée « Trace of Hands » en référence aux mains, outil ancestral de liberté, a été l’occasion pour le designer japonais Yoshiyuki Miyamae de présenter « Dough Dough », un vêtement innovant que l’on peut transformer librement avec ses propres mains, comme une pâte à modeler. Les cols se gonflent et s’envolent autour du cou, des noeuds croissent sur une épaule, des coins de jupe s’entortillent en spirale, les tops froncent, un sac s’enfile sur la tête pour se transformer en tricorne. Certaines pièces reprennent des innovations antérieures de la marque et se déclinent dans des coupes épurées ou avec des imprimés graphiques du plus bel effet. Le côté ludique de la collection s’est aussi exprimé dans le final où, de façon tout à fait inhabituelle dans les fashion weeks actuelles, on a vu les mannequins revenir faire leur dernier tour en bandes joyeuses fort sympathiques.

PRESENTATION ADELINE ZILIOX DANS UN SHOWROOM DU MARAIS: La jeune créatrice strasbourgeoise qui a fondé sa marque en 2007 a présenté sa nouvelle collection intitulée « Crystal Skin », composée de silhouettes avant-gardistes et très graphiques à la féminité affirmée. Les tenues transparentes sont l’un des éléments phare de cette collection qui entend dévoiler un corps parfaitement libéré. Les matières techniques comme le PVC, le néoprène et la maille 3D donnent un côté sexy à cette collection urbaine-chic et audacieuse. Précision de la coupe et des finitions, détails soignés. La confection est 100% made in France et les pièces sont toutes réalisées en très petites séries.

PRESENTATION NACO PARIS A L’ATELIER VITRINE: Le trublion de la mode connu depuis 2001 sous le nom de « Robin des Bois de la mode » a présenté une collection unisexe intitulée « Sans Titre » qui est une nouvelle déclinaison de sa ligne thématique « Art is Resistance » lancée en 2014, à base de tissus recyclés et de slogans militants peints à la main. Pour cette collection ses prises de position rebelles s’expriment sur des estampes classiques allant des pois et du vichy au damier et au papier journal, et toujours dans des couleurs vives reflétant son caractère passionné.

Le streetstyle du vendredi 28 septembre 2018, aux abords des défilés Balmain et Issey Miyake:

Et, pour terminer, mon look du jour:

Fashion Week Femme SS19 Jour 4

PRESENTATION JAREL ZHANG A L’ESPACE COMMINES: Le créateur chinois qui a étudié le design et la couture à Londres a présenté une nouvelle collection intitulée « In your eyes », considérant que le monde est différent pour chacun, chacun ayant ses propres perceptions de la scène mondiale et étant en même temps un élément du décor. Guidé par l’innovation et les expérimentations sur les matières, il a spécialement développé pour cette saison un tissu léger donnant un effet froissé qui peut être malaxé à la main pour faire apparaître de nouveaux plis et reprendre par la suite son aspect initial. Une soie brillante permet également des jeux d’ombres et de lumière. Les silhouettes futuristes et unisexe d’inspiration sportswear se déclinent dans des tissus techniques aux couleurs flashy et aux imprimés arty. Comme à chaque saison certaines pièces sont peintes à la main par le créateur qui entend ainsi transmettre les émotions qu’il ressent à l’observation du monde qui l’entoure.

PRESENTATION KATRINE K A L’HOTEL WESTIN: Pour cette première à Paris le tandem ukrainien (Kate Kulishova, la fondatrice, et Vlady Vyshnevetskiy, directeur artistique) qui est à la tête de cette jeune marque créée en 2016 et basée à Monaco a présenté une collection de prêt-à-porter de luxe intitulée « L’Esprit Sensuelle » qui entend sublimer la féminité et le romantisme de l’été. Cette collection principalement constituée de robes de cocktail et de soirée, ainsi que de quelques combinaisons en soie, se décline dans des matériaux naturels de qualité aux coupes impeccables et confortables. Un luxe d’allure classique et sans ostentation, aux lignes douces et éthérées, combinant mousseline de soie, broderies faites main et jersey. Une palette de couleurs chic dans le même esprit: vert sapin, rouge bordeaux, porcelaine, bleu glacé, blanc et noir intemporels.

Le streetstyle du jeudi 27 septembre 2018:

Et, pour terminer, mon look du jour (un grand merci à Lin Delpierre pour toutes ces photos):

Fashion Week Femme SS19 Jour 3

DEFILE DIOGO MIRANDA A L’UNIVERSITE PARIS DESCARTES: Pour cette nouvelle collection intitulée « Two Thousand Nineteen » le créateur portugais a trouvé son inspiration dans le travail du célèbre photographe Irving Penn, mettant en avant sa maîtrise et son audace, ses photos tout à la fois austères et sophistiquées. Cela l’a conduit à imaginer un ensemble de silhouettes féminines et éthérées d’esprit couture, déclinées au travers de pièces structurées, de coupes asymétriques avec une longueur midi dévoilant le haut de la jambe sur l’un des côtés, de volumes en trois dimensions, de manches chauve-souris. Des matières de choix ont été retenues, comme les taffetas de soie, brocarts, crêpe et lin. La palette de couleurs est raffinée; les teintes nude et pastel dominantes (jaune, rose, bleu ciel) se combinent habilement au pourpre, noir et bordeaux. Une magnifique collection toute en sensualité et délicatesse.

DEFILE LUIS BUCHINHO A L’UNIVERSITE PARIS DESCARTES: le créateur portugais a présenté une collection inspirée de la tradition japonaise du Gyotaku, une technique consistant à reproduire des empreintes de poissons sur différents supports comme du papier ou du tissu et qui était à l’origine utilisée par les pêcheurs pour célébrer leurs prises. Cette inspiration marine, et en particulier le mouvement des anguilles et des vagues, les couleurs changeantes de la mer, lui ont donné l’idée de silhouettes élancées et ondulantes, déclinées dans des tons métalliques et des textures contrastées rappelant les écailles. Imprimés Gyotaku, construction en couches superposées des vêtements inspirée de la morphologie des poissons, pantalon taille haute aux rayures contrastées et boutons pression sur le côté, robes en jersey avec hauts plissés et ceintures ondulées en cuir, effets graphiques permettant de combiner sur un même vêtement une partie ample et une partie plus près du corps. La palette de couleurs très riche (cuivre, rose, mauve, fuchsia, rouge, violet, bleu marine, blanc, noir) est sublimée par les éclats argentés. Un air disco, quelques touches sportswear, esprit couture se combinent à merveille dans cette admirable collection aux accents futuristes.

Le streetstyle du mercredi 26 septembre 2018:

Et, pour terminer, mon look du jour (veste couture Gustavo Lins; jupe Pull&Bear). Je dois dire que celui-ci a beaucoup inspiré les photographes (et encore je ne peux pas tout mettre)(photos 1-2: Joanna Joy; photos 3-4-5: Eddy Anaël; photo 6: Cécile Kiel):

Fashion Week Femme SS19 Jour 2

DEFILE SAMANTHA GIRAUD AUX SALONS MARCEAU: Pour son premier défilé à Paris la créatrice hongkongaise a trouvé son inspiration dans le Hong Kong des années 1950 et l’énergie qui a marqué cette période de renouveau faisant suite à la seconde guerre mondiale. Combinant les influences orientales et occidentales elle nous propose une collection mêlant habilement tradition et avant-garde pour des tenues de journée et de soirée. Esprit sportswear chic pour la journée, manteaux soigneusement coupés pour les matins frais de printemps, vestes légères pour les soirées d’été, robes sophistiquées pour les réceptions et autres cérémonies de saison. Les couleurs sont festoyantes, leurs assortiments audacieux se combinent à merveille avec moult rayures et motifs léopard. Une belle vitalité se dégage de l’ensemble.

DEFILE ANREALAGE AU PALAIS DES BEAUX-ARTS: Comme à son habitude le créateur japonais Kunihiko Morinaga nous a entraîné dans un voyage futuriste à la frontière entre le réel et le virtuel. Pour cette nouvelle collection intitulée « Clear » il poursuit ses expérimentations textiles et technologiques et explore plus particulièrement la frontière entre le clair et l’obscur, et entre l’artisanat et la technologie. Il a ainsi développé un nouveau matériau, le « Clear Black Photochromic », dont la couleur évolue de l’obscur vers le clair en fonction de la lumière externe. Les robes sont entièrement recouvertes de bulles, boutons et clous fabriqués avec ce matériau et comportent chacune plus de 5.000 pièces cousues à la main. L’innovation technologique se fait ainsi poétique. Des vêtements hybrides apparaissent, comme ce très classique trench beige dont la partie inférieure se mue en voile transparent. De même pour une veste en jean ou militaire. Le charme absolu de cette surprenante collection nous laisse sans voix.

DEFILE FATIMA LOPES AU SALON DES MIROIRS: Pour son quarantième défilé à Paris, la créatrice portugaise a présenté une collection intitulée « Splash », inspirée du monde aquatique et de son signe astrologique, les Poissons. Un monde aquatique tout en sensualité qui se décline en mousselines de soie ondulantes et drapées, plissés originaux et dentelles précieuses, dans des couleurs euphorisantes et scintillantes qui rappellent la magie des écailles de poisson. Robes longues corsetées, dos-nus sexy, délicieuses petites robes courtes, maillots de bain graphiques se succèdent dans des teintes citronnées, des jades aériens, des bois de roses, des rouges, des noirs optiques qui osent la transparence. Une ravissante collection qui s’accompagne d’élégants souliers Fatima Lopes.

Le streetstyle du mardi 25 septembre 2018:

Et, pour terminer, mon look du jour (photos: Lin Delpierre):