Look hiver 2017/2018 n°1

Un look tout en couleurs et sexy pour les fêtes! Une nouvelle fois j’ai trouvé mon bonheur dans la collection hiver 2017/2018 de Zadig&Voltaire. Short « Sally Biker » en cuir couleur citron et rouge, boutons pression à la base pour le fun, coupe très sexy. Chemise noire en tulle à manches longues évasées et col à jabot, toute aussi sexy. Bottes mi-hautes en cuir « Crome », avec liseré de clous argent et talons épais. Pochette en cuir, couleur argent, impression cobra (modèle prototype « Clyde Savage »). J’ai accessoirisé la tenue avec des mitaines en cuir (Zadig&Voltaire collection antérieure), un superbe chapeau très fun de Maison Michel (collection hiver 2017/2018), une toute aussi superbe manchette de Clara Jasmine, un collier en argent Clio Blue, un choker H&M et un collant résille. Voilà, tout y est (et jambes: Lutin En Folie)! Un grand merci comme toujours à toute l’équipe de la boutique Zadig&Voltaire du Rond Point des Champs Elysées pour ses précieux conseils et son accueil chaleureux, … tout l’opposé de la nouvelle boutique Zadig&Voltaire de la rue Cambon dont le décor est tout aussi glacial que l’accueil.

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Fashion Week Femme SS18 Jour 8 (dernier jour)

DEFILE/PRESENTATION WENDY JIM AU GARAGE LÜBECK: Premier défilé/présentation dans le cadre du calendrier officiel de la Fashion Week parisienne pour la marque autrichienne créée en 1999 par Hermann Fankhauser (53 ans) et Helga Ruthner (44 ans). La performance proposée était à la hauteur du caractère underground, voire radical, de la marque. Interprétant littéralement le mot « catwalk », le duo artistique de Wendy Jim, assisté pour l’occasion par la styliste russe Lotta Volkova, a imaginé une installation très ludique dans laquelle les mannequins prenaient la pose comme des chats. Modèles aux coiffures punk se léchant la patte, perchés sur une branche, jouant à la balle ou attachés à une laisse, « chat de gouttière » enroulé dans un sac en plastique, « aristochat » installé sur son coussin près d’une écuelle géante remplie de sushis. La collection, parfaitement androgyne, fait la part belle au jersey, nylon, lycra, déclinés en couleurs flashy comme le rose, le vert pomme ou le rouge. Les justaucorps sont portés sur des pantalons avec une simple cravate. Les tops sont découpés dans des tissus techniques froissés comme des sacs poubelle. Des ensembles en dentelle alternent avec des costumes revisités, point caractéristique de la marque. Plus que jamais on comprend que la mode est une attitude, mais on est vraiment en admiration devant pareille audace et créativité!

Le streetstyle du mardi 3 octobre 2017, avec notamment les défilés Chanel et Miu Miu:

Et, pour terminer, mon look du jour, avec une superbe veste couture de Coppelia Pique (photos: Franck Malabre):

Fashion Week Femme SS18 Jour 7 Partie 1

DEFILE LISELORE FROWIJN AU PALAIS BRONGNIART: Pour cette nouvelle collection intitulée « Mexico » la jeune créatrice néerlandaise a trouvé son inspiration dans la culture maya qu’elle a eu l’occasion de découvrir de façon approfondie lors d’un voyage sur place en début d’année. Comme d’habitude sa passion pour l’art la conduit à délivrer un message de liberté en général qui se traduit ici par des silhouettes aux imprimés colorés et artistiques, mixés avec des teintes métalliques futuristes. De même, diverses broderies et superpositions se mélangent à des coupes et des détails contemporains. Un foulard est noué en turban façon corsaire. Sur d’autres looks: transparences et imperméables sportswear. Tout cela est original et très élégant.

DEFILE VALENTIN YUDASHKIN AU PALAIS DE TOKYO: Cette nouvelle collection du créateur russe est inspirée par le suprématisme, un mouvement d’art moderne russe fondé par Kazimir Malevitch au début du XXème siècle qui se place dans une abstraction absolue, une esthétique pure dégagée de toute signification symbolique ou rationnelle. Le créateur en retient en particulier les formes géométriques et les couleurs pures. Les formes de base (carré, rectangle, croix) sont complétées par des bandes horizontales, verticales et obliques. Les couleurs vives se combinent astucieusement entre elles, de façon très graphique. Sur quelques tenues, des figures humaines apportent une touche plus fun. La collection fait la part belle aux mini-jupes, mais aussi aux robes longues, pantalons taille haute, jupes-shorts et autres imperméables d’été. Tissus variés, tout en légèreté: organza, tulle, satin, soie et mousseline de soie, coton, lin. Des accessoires subliment les tenues: grands chapeaux, voiles, grosses lunettes rondes. Une élégance moderne, portable, tout en gaieté.

DEFILE SHIATZY CHEN AU PALAIS DE TOKYO: Pour cette nouvelle collection intitulée « Linkage » la créatrice taïwanaise Wang Chen Tsai-Hsia a puisé son inspiration dans un voyage imaginaire le long de la Route de la Soie dans les élégantes années 1930. Une nouvelle interprétation de son thème favori de combinaison des cultures orientale et occidentale. Ceci se traduit par des imprimés délicats exclusifs, des touches de pinceau surréalistes reflétant les paysages sublimes de la Route de la Soie. Un style soigné où les jupes ou robes courtes dominent, mais cohabitent avec des robes longues aux lignes gracieuses, des pantalons courts et longs, des manteaux fluides et romantiques ponctués d’une touche sportswear. Les couleurs sont vives et contrastées. Comme d’habitude la synthèse entre un savoir-faire traditionnel et des coupes plus contemporaines, combinée à un savant mélange entre Orient et Occident, est parfaitement réussie. Il est à noter qu’en parallèle au défilé la marque a ouvert une seconde boutique à Paris, sur la prestigieuse avenue Montaigne.

PRESENTATION LEO AU « BAM-SENTIER »: La jeune marque belge lancée en 2016 par la créatrice Leonneke Derksen a présenté sa nouvelle collection estivale intitulée « Evolution » dans un café-karaoké, dans une ambiance endiablée reflétant ainsi son côté underground et son positionnement à la rencontre du luxe, de l’avant-garde et du streetwear. Cette collection inspirée du monde de la fête d’Ibiza et de Goa de la fin des années 1990/début des années 2000, raconte l’histoire d’une fille de retour d’une soirée sur la plage se perdant dans la ville avant de rentrer à sa chambre d’hôtel. Ceci conduit notamment à un mélange pointu de vêtements pour la plage en tissu éponge et jersey côtelé, de sarongs transformés en costumes, de tenues plus élégantes pour le soir en soie et mousseline de soie. La palette de couleurs traduit l’énergie caractéristique d’une soirée d’été: marron ardent, jaune et rouge vifs, rose romantique. Les accessoires flashy, comme ces ceintures colorées en PVC, reflètent aussi l’esprit d’une génération, une attitude qui s’exprime au travers d’une silhouette moderne et atypique qui entend s’affranchir des codes. Vous pourrez retrouver cette marque très prometteuse sur internet et sur les réseaux sociaux, sous le nom de Leo By Leo.

Pour terminer cette première partie, mon look du jour (lundi 2 octobre 2017). Compte tenue de la forte activité de cette journée, le streetstyle du jour sera traité dans la deuxième partie (avec d’autres photos de mon look du jour!).

Fashion Week Femme SS18 Jour 6

DEFILE FATIMA LOPES A LA MAIRIE DU 4EME ARRONDISSEMENT: Pour cette 38ème collection de prêt-à-porter présentée à Paris la créatrice portugaise a trouvé son inspiration dans la magie esthétique des oiseaux. Ceci se traduit par des associations harmonieuses et élégantes de couleurs estivales, des silhouettes aériennes, des formes architecturées pouvant rappeler la ligne abrupte d’un bec d’oiseau. Les mauves, rouges et bleus se conjuguent à la pureté des nude et des noirs. Pour l’après-midi les mousselines de soie transparentes se superposent. Culottes fifties et maillots de bain graphiques se glissent sous des robes vaporeuses. Pour le soir, les jumpsuits contemporains côtoient des robes longues glamour et sexy aux transparences envoûtantes. Une collection comme toujours hautement désirable!

Le streetstyle du dimanche 1er octobre 2017, aux abords des défilés Fatima Lopes, Masha Ma, Akris et Valentino:

Et, pour terminer, mon look du jour (veste VSP-Paris, jupe Zadig&Voltaire ; photos: Franck Malabre):

 

Fashion Week Femme SS18 Jour 5

DEFILE GEOFFREY B SMALL A L’ESPACE SAINT-MARTIN: Pour dévoiler sa nouvelle collection, le designer américain installé en Italie a organisé un défilé/pièce de théâtre intitulé « Come and Go » combinant une représentation de la (mini-)pièce, sombre et minimaliste, de Samuel Beckett et le défilé des mannequins. Pendant que celles-ci défilent, trois femmes assises sur un banc se tiennent les mains, vont et viennent, et ne se reconnaissent que par le contact de leurs bagues. Comme l’explique Geoffrey B Small, cette pièce troublante reflète sa vision d’un futur sombre menaçant notre planète par ses catastrophes écologiques et sociales annoncées. Dans ce chaos le pouvoir et l’espoir ne peuvent venir que de la beauté, de la qualité. Le créateur transmet un message d’espoir par son recours à des processus de production écologiques pour une mode durable. Ses vêtements sont tous confectionnés à la main dans son atelier de Venise, dans les matières les plus nobles provenant d’artisans locaux, et dans des séries limitées. Sa collection met en scène tout à la fois une femme de pouvoir au style formel et austère, et des tenues plus cool agrémentées de détails colorés et d’accessoires qui en atténuent la sévérité. Une élégance classique intemporelle, non sans une pointe de poésie.

Le streetstyle du samedi 30 septembre 2017, aux abords du défilé Elie Saab:

Et, pour terminer, mon look du jour (photos: Franck Malabre):

Fashion Week Femme SS18 Jour 4

DEFILE ISSEY MIYAKE AU GRAND PALAIS: Pour cette nouvelle collection intitulée « A Piece of Memory » le designer japonais Yoshiyuki Miyamae a trouvé son inspiration dans des souvenirs de paysages d’Islande. La beauté et la magie de ces paysages sont ainsi traduits par une garde-robe tout en légèreté et fluidité, par des imprimés spectaculaires qui se laissent découvrir dans les plis irréguliers des vêtements. Sur une blouse on voit s’animer des roches volcaniques recouvertes de mousse scintillant sous les rayons du soleil. Sur une tunique on voit s’étendre à perte de vue des glaciers cristallins. La marque poursuit ses innovations technologiques. Les formes en trois dimensions obtenues grâce au Steam Stretch (technique utilisant la vapeur pour rétracter un fil élastique) sont aplaties cette saison pour apporter plus de douceur et de légèreté au tissu. La couleur marron d’une série de vêtements quadrillés est obtenue grâce à un pigment naturel extrait de la terre selon une technique traditionnelle d’une île du sud du Japon. Cette ode à la nature très émouvante célèbre dans une explosion de couleurs et de façon magistrale une certaine beauté intemporelle et universelle.

Le streetstyle du vendredi 29 septembre 2017, aux abords des défilés Issey Miyake et Nina Ricci:

Et, pour terminer, mon look du jour (jupe Christopher Kane, veste VSP):