Fashion Week Femme SS20 Jour 3

DEFILE MARRKNULL AU GARAGE LÜBECK: Pour son premier défilé à Paris, la marque lancée en 2017 par le duo de jeunes créateurs chinois Wang Wei et Tim Shi a présenté une collection intitulée « Contemporary Fairies » (fées contemporaines). S’inspirant de la rue et du mode de vie de la jeunesse chinoise d’aujourd’hui, sans toutefois renier son identité culturelle, elle propose un vestiaire urbain revisité où les coupes innovantes se combinent avec des motifs floraux plus traditionnels. Corsages en liberté, vestes ajustées ou oversize, broderies chinoises combinées à des ensembles en jean, brandebourg chinois s’invitant sur un sweater sans manche et un pantalon en toile, jupe droite à double taille, pantalon slim au bas évasé, organza en transparence ou en superposition, échancrures audacieuses. Palette de couleurs pastel du plus bel effet. Une collection avant-gardiste d’esprit couture et ouvertement unisexe.

DEFILE/PRESENTATION MAISON MAI AU PALAIS DE TOKYO: Pour cette nouvelle collection de sa marque fondée en 2016, la créatrice chinoise Mia Li a trouvé son inspiration chez l’artiste illustrateur israëlien Denis Zilber et ses oeuvres quelque peu absurdes qui bousculent les codes. Elle entend ainsi habiller une femme qui affirme sa féminité en s’appropriant les codes masculins. Les coupes traduisent le paradoxe de la collection, à la fois fluides, cintrées et oversize. Vestes amples, chemises rayées, robes aux détails déstructurés ou avec des imprimés de pissenlits. Tout ceci se décline dans une palette de couleurs sobres allant du noir et blanc dominant au gris et bleu, en passant par des nuances de teintes pastel comme les vert citron, vert d’eau et vert amande. Un chic urbain impeccable, ancré dans la modernité.

Le streetstyle du mercredi 25 septembre 2019:

Et, pour terminer, mon look du jour:

Fashion Week Femme SS20 Jour 2

DEFILE MOOHONG AU GARAGE LUBECK: Pour cette nouvelle collection, le créateur coréen Kim Moo Hong qui est constamment à la recherche de nouvelles esthétiques est reparti des codes qui sont à la base de l’habillement masculin pour les transposer dans des tenues féminines jouant sur les contrastes. Ainsi les matières habituelles des vêtements masculins comme la laine et le coton, les costumes à rayures se combinent à des soies délicates dans toutes sortes de superpositions et de drapés. Ce jeu de construction/déconstruction se décline dans une palette de couleurs sobres où les noir, gris, blanc, beige masculins s’opposent aux pastels bleu, rose et jaune plus féminins. L’ensemble a une belle allure toute romantique.

DEFILE ANREALAGE AU PALAIS DE TOKYO: Pour cette saison, le créateur japonais Kunihiko Morinaga abandonne ses recherches sur les effets de lumière et revient aux fondamentaux d’une garde-robe, dont il explore de nouvelles possibilités. Ainsi les mannequins défilent trois par trois et proposent trois déclinaisons d’une même tenue: une version assez classique, une version aux proportions exagérées et une autre où la silhouette est plutôt rétrécie. Ceci s’applique tout aussi bien à des pantalons de toile beige, des chemises bleu ciel, des blazers marine, des trench-coats, des tailleurs bourgeois ou autres pulls de cricket. Le créateur s’ingénie à distordre les vêtements, allant du pantalon skinny à l’extra-large, en passant par des formes sphériques qui sont aussi reprises sur des robes ou des jupes. La veste marine rétrécit et se transforme en boléro. Les têtes surnagent dans des cols XXL à revers géants. Le créateur joue également de façon astucieuse sur les asymétries et le désalignement des silhouettes. La démonstration est percutante!

Le streetstyle du mardi 24 septembre 2019:

Et, pour terminer, mon look du jour:

 

Fashion Week Femme SS20 Jour 1

DEFILE KIMHEKIM AU GARAGE LUBECK: Pour le second défilé à Paris de sa marque fondée en 2014, et pour la première fois dans le calendrier officiel, le jeune créateur sud-coréen Kiminte Kimhékim a proposé une collection intitulée « Me » dans laquelle il met en scène le nombrilisme de la génération instagram. Il reprend les éléments de base de son esthétique mixant inspirations asiatiques et occidentales, mélangeant le costume traditionnel coréen (hanbok), l’uniforme imposé aux lycéens dans son pays, des tenues pour sortir le soir et le streetwear, non sans quelques pointes de provocation. Une partie de la collection intitulée « Buy it if you can » est une invitation à réaliser ses rêves via des pièces expérimentales aux proportions exagérées, avec par exemple une veste gigantesque associée à un pantalon très long ou une cravate démesurée. Les immenses noeuds qu’il affectionne particulièrement apparaissent à nouveau cette saison, en couvre-chef ou en jupe ceinture sur un body. De façon très tendance le nom de la marque apparaît en gros sur certaines pièces. La jupe traditionnelle coréenne est revisitée en la mixant avec un body sportswear ou une chemise blanche. Style néo-couture avec des robes à traîne et des tissus drapés, couleurs poudrées et organza, total look blanc, corset pointu, transparences, robes très courtes. Très actuel, une grande maîtrise, un talent indéniable!

Le streetstyle du lundi 23 septembre 2019:

Et, pour terminer, mon look du jour:

Look automne 2019 n°2

Toujours dans l’idée de composer de nouveaux looks avec des pièces des saisons précédentes, voici un look facile à porter jouant élégamment sur les oppositions de matières en combinant les sequins de la robe et le cuir du perfecto, le tout dans un trio de couleurs puissant où le petit sac rouge vient booster délicieusement le noir et blanc chic et intemporel. Robe blanche courte et asymétrique entièrement recouverte de sequins, portée avec une ceinture tressée en cuir et métal pour bien marquer la taille, l’ensemble Zadig&Voltaire. Perfecto en cuir et petit sac cartable rouge Zadig&Voltaire. Chapeau en paille à larges bords Maison Michel. Choker H&M. Sautoir en argent Clio Blue. Manchette et bagues en métal argenté Clara Jasmine. Boots en cuir suédé What For.

Look automne 2019 n°1

Cet automne, mode durable oblige, pas besoin de nouveaux achats, on compose de nouveaux looks en recombinant nos pièces préférées des précédentes saisons. C’est bénéfique pour le climat, la planète…et le portefeuille. Cela tombe bien, car l’imprimé léopard est toujours d’actualité. En version automne on peut ainsi jouer sur les oppositions de matières en combinant une jupe fluide satinée avec un perfecto en cuir pour un look urbain chic. Jupe satinée en imprimé léopard agrémentée de dentelle, mi-longue et asymétrique Zadig&Voltaire. Perfecto en cuir Zadig&Voltaire. Bandeau en coton H&M. Collier/foulard en mini mesh métallisé couleur dorée Paco Rabanne. Chapeau en paille à larges bords Maison Michel. Petit sac cartable rouge en cuir pouvant être porté en bandoulière ou à la main Zadig&Voltaire. Manchette et bagues en métal argenté Clara Jasmine. Boots en cuir suédé What For.

Shooting d’été à Montpellier

Je partage aujourd’hui avec vous quelques photos de ce très sympathique shooting réalisé cet été avec mon ami photographe Eric Moret, dans des endroits un peu insolites de cette magnifique ville de Montpellier. Un fabuleux souvenir de ce bel été!

Eté 2019 sous le signe de l’art dans le sud de la France

Comme chaque année, cet été 2019 a été l’occasion pour moi de visiter de nombreuses expositions passionnantes d’art contemporain dans le sud de la France. Certaines ne sont pas encore terminées et je vous les recommande vivement. Quant à mes tenues, les brassières, bralettes, crop tops et T-shirts échancrés étaient les plus appropriés pour affronter avec style et confort la grosse chaleur.

MONTPELLIER: exposition « Vincent Bioulès-Chemins de Traverse » au Musée Fabre (jusqu’au 6 octobre): un magnifique panorama de plus de 200 oeuvres retraçant la carrière hors norme du peintre montpelliérain, des années 1950 à nos jours

MONTPELLIER: le MOCO (Montpellier Contemporain): c’est le nouveau musée d’art contemporain de Montpellier, ouvert en juin dernier et réparti en 3 lieux: l’Hôtel des collections, la Panacée et l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Montpellier. Un foisonnement d’expositions captivantes à découvrir absolument

MONTPELLIER: exposition « Regarde! La mer monte! » à l’Espace Saint-Ravy (terminé): un lieu intimiste qui m’a permis de découvrir la très sympathique artiste montpelliéraine Sarah Thiriet, qui proposait une immersion dans un patrimoine imaginaire à base de sculptures, dessins et vidéos et nous interpellait sur la montée des eaux et les exils liés aux bouleversements climatiques qu’elle a pu constater aux Seychelles

SETE: exposition « La vie en rose » par Anne-Lise Coste au CRAC (Centre Régional d’Art Contemporain)(jusqu’au 29 septembre): là encore j’ai eu la chance de rencontrer cette artiste très intéressante qui déhiérarchise avec bonheur les codes, les genres et les convenances dans une oeuvre prolifique qui combine toutes les techniques du dessin et de la peinture

SERIGNAN: exposition « Les Chemins du Sud, une théorie du mineur » au MRAC (Musée Régional d’Art Contemporain Occitanie/Pyrénées-Méditerranée)(jusqu’au 3 novembre): une très belle exposition collective qui met en avant le décoratif et les matériaux pauvres dans l’idée d’apporter l’art à toutes les catégories sociales. L’occasion aussi de voir un nouvel accrochage des collections

NICE: deux expositions qui valent le détour au MAMAC (Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain): « Hippolyte Hentgen-Le bikini invisible »(jusqu’au 10 novembre); « Le diable au corps-Quand l’Op Art électrise le cinéma »(jusqu’au 29 septembre)

SAINT PAUL DE VENCE: exposition « Joan Miro-Au-delà de la peinture » à la Fondation Maeght (jusqu’au 17 novembre): une exposition qui fait découvrir la riche oeuvre graphique de l’artiste

ARLES: les Rencontres de la Photographie, dans toute la ville ( jusqu’au 22 septembre): au fil des années Arles est devenue la place forte de la photographie, et pour leurs 50 ans les Rencontres proposent pas moins de 51 expositions aux thématiques très variées

AVIGNON: Collection Lambert: expositions « Vik Muniz-Imaginaria », « A normal Working Day-Various Days » (jusqu’au 22 septembre), « Basquiat Remix-Matisse, Picasso, Twombly », « Miryam Haddad-Le sommeil n’est pas un lieu sûr » (jusqu’au 29 septembre). Une programmation toujours aussi éclectique