Fashion Week Femme SS21 Jour 7

DEFILE PACO RABANNE A L’ESPACE COMMINES: Le directeur artistique Julien Dossena a présenté une collection hybride qui décline des éléments stylistiques provenant de l’ADN de la maison dans des tenues du quotidien. Ainsi la lingerie vaporeuse, les robes baby doll incrustées de dentelle et les motifs léopard rencontrent des assemblages géométriques métalliques. Les bustiers et le denim délavé s’associent à de longues vestes ajustées ou à des robes en mesh métal or et argent. Des imprimés joaillerie à effet trompe-l’oeil drapent les contours du corps. Un trench classique s’enveloppe de plastique transparent. Des bottes calées sur des tubes de fer ont été rééditées à partir des archives de la maison. Les dernières silhouettes entièrement métalliques sont un clin d’oeil tout à la fois aux collections radicales des débuts de Paco Rabanne et aux besoins de protection du monde actuel.

Le streetstyle du dimanche 4 octobre 2020 aux abords du défilé Paco Rabanne:

Et, pour terminer, mon look du jour (photos: Franck Malabre):

Fashion Week Femme SS21 Jour 6

DEFILE AMI SUR LE QUAI HENRI IV: Alexandre Mattiussi, le fondateur et créateur de la marque AMI, a relevé le défi d’un défilé physique pour son entrée dans le calendrier féminin de la fashion week parisienne. Imaginée pendant le premier confinement cette collection mixte, présentée la nuit tombée en bord de Seine, célèbre l’élégance décontractée parisienne en toute simplicité en revisitant des looks des années 70 et 90. Pour la femme: trenchs en cuir verni, minijupes, robes noires échancrées, robes-chemises à volants volumineux, sahariennes ou shorts à gros pois. Pour l’homme: pantalons en cuir verni, shorts amples, gilets courts sans manches portés à même la peau, chemises oversize, ensembles ton sur ton. Les teintes sont chic et sobres: noir, écru, beige, camel, vert sapin, violet, bleu denim.

Le streetstyle du samedi 3 octobre 2020 aux abords du défilé Hermès:

Et, pour terminer, mon look du jour:

 

Fashion Week Femme SS21 Jour 4

DEFILE CHLOE AU PALAIS DE TOKYO: Dans ce contexte de crise sanitaire, la directrice artistique Natacha Ramsay-Levi a proposé une présentation d’un nouveau genre, en extérieur, combinant physique et digital, puisque parallèlement au défilé classique des mannequins trois écrans géants retransmettaient des images les montrant arriver sur le podium, marcher dans le quartier et discuter entre elles. La collection intitulée « A Season In Hope » met en scène un romantisme version minimaliste, intemporel, avec des robes, caracos et jupes aux lignes droites et en soie pastel, composées de patchworks géométriques liés par des rubans de dentelle ton sur ton, des robes et chemises à imprimés fleuris épurés et sculptés par des ganses, des pantalons fluides et des robes et tops aux lignes structurées. Un hommage est rendu à l’artiste et activiste américaine Corita Kent au travers de cinq sérigraphies reproduites sur différentes pièces de la collection.

DEFILE MAITREPIERRE DANS LE 11EME ARRONDISSEMENT: Pour le premier défilé de sa marque créée en 2018 et portant son nom de famille le jeune créateur parisien Alphonse Maitrepierre a proposé une nouvelle déclinaison de son style entre prêt-à-porter et couture où se côtoient références historiques et avant-garde. Imaginée pendant le premier confinement et avec pour référence l’artiste plasticienne féministe allemande Hannah Höch, la collection intitulée « World in Progress » explore l’idée de pénurie avec optimisme. Les codes de la couture sont ainsi revisités au travers de silhouettes originales et délicates réalisées à partir de vêtements recyclés, draps de famille, deadstocks de tissus, sacs plastiques et autres déchets. L’ensemble est plein de vitalité et révèle un sens du détail affirmé.

Le streetstyle du jeudi 1er octobre 2020 aux abords du défilé Chloé:

Et, pour terminer, mon look du jour:

 

Fashion Week Femme SS21 Jour 3

DEFILE KENZO A L’INSTITUT NATIONAL DE JEUNES SOURDS (INJS): Pour sa seconde collection pour Kenzo, qu’il a voulue ancrée dans l’époque, le créateur portugais Felipe Oliveira Baptista a trouvé son inspiration dans les abeilles, protectrices et rassurantes, et les vêtements amples des apiculteurs. Ce défilé très poétique qui était une véritable ode aux abeilles, dans laquelle l’imaginaire de l’apiculture était raconté avec un certain humour et beaucoup d’énergie, a ainsi révélé une collection mixte inventive, colorée, fleurie et utilitaire. Les vêtements tantôt couvrent totalement, comme ces tenues d’apiculteur avec chapeau et voile, tantôt mettent à nu comme ce look moulant avec un body couleur chair. Au sein d’une palette de couleurs riche et festive les imprimés abstraits rouge et vert sur du blanc apparaissent comme délavés, de même que les coquelicots et les hortensias sur les tenues, illustrant la fragilité du monde, mais diffusant également une bonne dose d’optimisme.

Le streetstyle du mercredi 30 septembre 2020 aux abords du défilé Acne Studios:

Et, pour terminer, mon look du jour (photos: Franck Malabre):

Fashion Week Femme SS21 Jour 2

DEFILE COPERNI SUR LE TOIT DE LA TOUR MONTPARNASSE: La marque du duo français Arnaud Vaillant et Sébastien Meyer, relancée en 2019, a présenté une nouvelle collection conçue pendant le premier confinement avec l’idée, dans ce contexte particulier, de créer des vêtements qui protègent le corps, comme une seconde peau. Ceci se traduit par des tissus résistants et élastiques qui épousent la forme du corps, tissus 3D, mailles stretch, et le développement d’un nouveau jersey anti-UV qui est aussi antibactérien. Malgré leur caractère technique les silhouettes sont très chic et raffinées. Ensembles blancs ou noirs avec leggings à sangles et coupe-vent zippé près du corps, se déclinant également dans une surprenante version turquoise agrémentée d’une sorte de tchador très « jeux olympiques ». Magnifiques tops à épaules dégagées, élégants tailleurs avec jupe asymétrique, robes du soir impressionnantes et pleines de vitalité. Tout ceci dans une palette de couleurs très délicate. Aux pieds, des sandales compensées ont l’air particulièrement confortables.

Le streetstyle du mardi 29 septembre 2020 aux abords du défilé Dior:

Et, pour terminer, mon look du jour (photos: Franck Malabre):

Fashion Week Femme AW20/21 Jour 9 (dernier jour)

DEFILE GAUCHERE AU PALAIS DE TOKYO: La créatrice allemande Marie-Christine Statz, qui a lancé sa marque au style minimaliste et basée à Paris en 2013, défilait pour la première fois dans le calendrier officiel de la Fashion Week parisienne. Pour cette nouvelle collection elle s’est inspirée du tailoring masculin pour proposer des silhouettes monumentales donnant de la force à la femme en valorisant notamment les épaules. Costumes amples, grandes vestes et chemises d’homme, pantalons et manteaux imposants, mais aussi des robes et jupes descendant jusqu’au mollet. Laine et flanelle dominent et cohabitent avec quelques looks en cuir souple et en maille. Les coupes sont strictes et se déclinent dans des teintes monochromes, sobres et très masculines. Les vestes cintrées, ou resserrées à la taille par une ceinture coulissante qui se noue dans le dos, accentuent l’effet d’épaules larges, de même que les épaules pagodes de certaines robes ou vestes sans manches. Des touches de variété apparaissent parfois de façon inattendue dans certains détails, comme les vestes croisées de la gauche vers la droite (le nom de la marque vient du fait que la créatrice est effectivement gauchère), un bras qui se dévoile complètement dans une chemise, le dos d’une veste en flanelle grise qui ruisselle de franges pour une étonnante allure de cow-boy. Puissant!

Le streetstyle du mardi 3 mars 2020 aux abords des défilés Chanel et Miu-Miu: très riche pour ce dernier jour de Fashion Week du « monde d’avant »!

Et, pour terminer, mon look du jour (photo: Franck Malabre):

Fashion Week Femme AW20/21 Jour 8

DEFILE Y/PROJECT DANS UN EX-GRAND MAGASIN A MONTPARNASSE: Comme d’habitude le directeur artistique Glenn Martens s’amuse à franchir les frontières de la couture en explorant toutes sortes de nouvelles constructions. Pour cette saison il se concentre sur le bassin, qui semble s’enfiler entre les deux coquilles d’une moule formée par un pantalon taille haute découpé en V. Celui-ci s’ouvre à partir de l’entrejambe en deux pétales ogive sur chaque côté. Une forme défiant les règles de l’équilibre, que le designer applique à toutes sortes d’ensembles, tops, corsages et vestes plongeant dans des pantalons et jupes entonnoirs. Ceci se décline aussi dans de très sexy costumes avec blazers-body, un pantalon ainsi ouvert laissant même apparaître un string. Sur d’autres silhouettes les étoffes de tops, pantalons et jupes s’enroulent dans des formes boursouflées autour de la taille. Des chemises pliées en long vont se coincer dans les bretelles de plusieurs tops, comme des écharpes. Des robes en jersey se tire-bouchonnent à hauteur de la taille. Des rubans brillants et ondulés composent une robe du soir inattendue sous une tunique en organza noir, le pan d’une robe bouffante en or s’enfile dans une botte. Une imposante robe cape en velours noir avec le col relevé dans le dos clôt le défilé de façon magistrale.

Le streetstyle du lundi 2 mars 2020 aux abords des défilés Y/Project et Giambattista Valli:

Et, pour terminer, mon look du jour: