Fashion Week Homme SS20 Jour 4

DEFILE « IMPASSE DE LA DEFENSE » AU CENTRE CULTUREL TCHEQUE: Pour le retour de sa marque Impasse de la Défense créée en 1998 (du nom de la rue du 18ème arrondissement de Paris qui accueille son atelier), le créateur Karim Bonnet a repris son concept original et avant-gardiste qui est de mélanger la couture et la peinture. Les vestes, robes et autres vêtements sont issus de pièces recyclées et peints par des artistes. Selon le créateur la peinture donne une certaine classe au vêtement et redonne à des matières et formes très simples un côté précieux. Cette collection est inspirée par le début des années (19)20, période en quête de simplicité vestimentaire et artistique où la liberté d’expression donnait une aura toute particulière à des villes comme Prague, Paris et New York. Une période où l’on aimait porter des pantalons et des rayures. Un résultat magnifique reflétant l’univers familial coloré du créateur (Antilles, Tunisie et un père adoptif marin breton qui lui a donné le goût des rayures).

Le streetstyle du vendredi 21 juin 2019:

Et, pour terminer, mon look du jour:

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Fashion Week Homme SS20 Jour 3

DEFILE « HOMME PLISSE ISSEY MIYAKE » SUR LA PLACE DES VOSGES: Pour cette saison la marque a souhaité mettre en avant sa ligne « Homme Plissé Issey Miyake » récemment créée (2013) et nous a ainsi invité à une « promenade au parc » très enjouée et très festive, imaginée par le chorégraphe Daniel Ezralow. Cette ligne qui est une déclinaison masculine des fameux « Pleats Please » entend libérer le vestiaire masculin et permettre aux hommes de s’habiller de façon originale et créative en toutes occasions. Se sont ainsi succédé dans le Square Louis XIII des promeneurs, joggeurs, danseurs et acrobates portant des pantalons en coton avec des tuniques ou vestes-capes plissées, de larges bermudas plissés, des pantalons resserrés à la cheville associés à des vestes souples, des pantalons à coulisse avec des manteaux de soie sans boutons, de jolies tenues à carreaux et en tricots jacquard. Les silhouettes jouent sur des combinaisons de couleurs saturées très vivifiantes (rose, violet, orange, vert, jaune, bleu). Les mouvements gracieux des danseurs montrent à l’évidence la légèreté et la souplesse de toutes ces pièces très fluides, très élégantes et d’allure japonisante rappelant la forme des kimonos. Bravo pour ce magnifique show, particulièrement réussi et plein d’émotions!

Le streetstyle du jeudi 20 juin 2019, aux abords des défilés Issey Miyake, Rick Owens et Louis Vuitton:

Et, pour terminer, mon look du jour:

Fashion Week Homme SS20 Jour 2

DEFILE Y/PROJECT A L’ORATOIRE DU LOUVRE: Avec cette nouvelle collection, le directeur artistique Glenn Martens, qui a repris la marque parisienne en 2013, continue à s’amuser à déconstruire les bases du vestiaire masculin en jouant sur les asymétries et les proportions. La structure traditionnelle des costumes et des pardessus est déformée afin de créer des effets de drapés et de relief inattendus. Une épaule semble plus haute alors que l’autre est en retrait. La doublure sort de l’envers d’un blazer pour en devenir la boutonnière. Le corps est presque enfoui dans certains blousons dont la manche droite se gonfle sous de nombreux plis, tandis que la manche gauche tombe vers l’avant. Ce mouvement de spirale se retrouve également dans un coupe-vent tire-bouchonné sur lui-même, les poches zippées en diagonale. Le col d’une chemise grandit d’un côté, comme prêt à s’envoler. Le revers gauche d’un col descend jusqu’au bas d’un manteau, accentuant l’effet de longueur. Une audace remarquable qui transforme chaque vêtement en sculpture du quotidien!

Le streetstyle du mercredi 19 juin 2019 aux abords des défilés Off-White et Y/Project:

Et, pour terminer, mon look du jour:

 

Fashion Week Homme SS20 Jour 1

DEFILE LOUIS-GABRIEL NOUCHI (LGN) A L’ESPACE NIEMEYER (SIEGE DU PARTI COMMUNISTE FRANCAIS): Le jeune créateur français a présenté une collection intitulée « The Skin » en référence au roman « La Peau » de l’écrivain italien Curzio Malaparte qui raconte l’expérience de la guerre d’un soldat italien pendant la libération de Naples par l’armée américaine en 1943. La collection se veut être ainsi un message d’amour et de paix dans le monde violent actuel. Les silhouettes d’allure classique et élégante sont construites en combinant différentes techniques comme la maille, les imprimés, la teinture. On apprécie notamment les coupes amples des pantalons, les shorts longs, des pièces originales comme des combinaisons et des tuniques, une chemise blanche sans manches très chic. Les coupes tailleurs des années 1940 s’enrichissent de détails militaires. Des éléments grunge, chers au créateur, s’invitent dans des bords francs ainsi que dans des manches et ourlets déconstruits. La gamme de couleurs sobres est directement inspirée de la cité antique italienne. Les associations de couleurs délicates, parfois ton sur ton, sont du plus bel effet.

PRESENTATION HUGO COSTA DANS UNE GALERIE DU MARAIS: Pour cette nouvelle saison le créateur portugais a présenté une collection intitulée « Haenyo » (littéralement femmes de la mer) en hommage à ces femmes plongeuses en apnée originaires de la province du Jeju-do, une île du sud de la Corée. Représentatives de la structure matriarcale de cette province, elles devinrent en effet les « chefs » de leur famille lorsqu’elles se mirent à la plongée à la place des hommes pour aller chercher la nourriture quotidienne de la famille dans des conditions souvent difficiles et ceci jusqu’à l’âge de 90 ans. Cette inspiration a conduit à une collection unisexe toute en sensibilité, avec des vêtements amples et confortables jouant parfois sur la transparence, dans lesquels les tissus classiques se combinent aux matières plus techniques comme le waterproof et le 3D net. Les silhouettes sont sublimées par des foulards et cravates nouées de façon nonchalante. Thème cher au créateur, les tenues sont dotées de nombreuses poches dont certaines semblent amovibles. Les couleurs vives et fortes sont dominées par l’orange, le vert et le bleu et se combinent habilement, non sans une certaine audace. Evoluant dans un décor rappelant le monde de la pêche, les mannequins sont équipés de grands sacs ou de pochettes portées en bandoulière.

Le streetstyle du mardi 18 juin 2019:

Et, pour terminer, mon look du jour:

Festival de Cannes 2019

Le Festival de Cannes est toujours pour moi un moment particulier de l’année. Un cocktail de projections et de rencontres, non pas avec les stars inaccessibles, mais avec « l’autre » festival, celui des festivaliers ordinaires, des invités lamba, des photographes, du public qui vient s’immerger pour quelques jours dans cette ambiance unique,… et de mes propres fans qui trouvent toujours l’occasion de venir me dire des mots très sympathiques. Une fois de plus j’ai pu assister à la projection du film lauréat de la Palme d’Or, le brillant « Parasite » du réalisateur sud-coréen Bong Joon-ho, avec cette histoire captivante et redoutable d’une famille démunie parvenant à s’incruster dans la vie d’une famille riche, brossant un portrait impitoyable de la société coréenne actuelle et revisitant par la même occasion la lutte des classes. Voici donc ma petite sélection de mes photos préférées de cette édition très intense!

Fashion Week Femme AW19/20 Jour 8 (dernier jour)

DEFILE JAREL ZHANG A L’IMPRIMERIE JACQUES LONDONN: Pour cette nouvelle collection intitulée « Born to be », le jeune créateur chinois de 28 ans s’est propulsé dans le monde nouveau qui pourrait surgir à la fin du monde actuel, en mode survie mais avec l’espoir de quelque chose de meilleur. Cette inspiration se traduit en doudounes gigantesques, maxi-manteaux, coupe-vents retravaillés dans des volumes oversize, tantôt zippés avec de grandes poches ovales, tantôt sous forme de vestes déstructurées. Les vestes sont parcourues de sangles à boucles. Des sweaters en néoprène, que le créateur appelle « coton spatial », sont décorés de poches géométriques. Le mode survie s’exprime aussi par de véritables chaussures de ski portées par certains mannequins et par l’utilisation généralisée du duvet, sous diverses versions, qui est au coeur des expérimentations textiles dont raffole le créateur. Des pièces hybrides associent un duvet ultra-brillant à des matières mates. Ces silhouettes unisexe, volumineuses et futuristes, d’esprit sportswear et aux accents graphiques, se déclinent dans des couleurs fortes où dominent le noir et des jaunes et bleus très vifs.

Le streetstyle du mardi 5 mars 2019, aux abords des défilés Chanel et Miu Miu:

Et, pour terminer, mon look du jour:

Fashion Week Femme AW19/20 Jour 7

PRESENTATION « LE STUDIO PIERRE » AU PALAIS DE TOKYO: La marque créée en 2017 par le duo de jeunes créateurs Tina Pierre et Thomas Bellego a présenté sa nouvelle collection intitulée « Pierre’s Angels », dans le cadre de Designers Appartment. Une collection ludique, colorée, ironique traduisant une vision tout à la fois nostalgique et d’avant-garde. Une mise en scène dans une ambiance de bureau complètement décalée qui exprime assurément une attitude et transmet un message de liberté. Les tenues sont sexy, élégantes, un brin provocantes et proposent un mélange original de matières avec des bottes en PVC transparentes vertes, des bas roses avec des doigts, un manteau en vinyle rouge brillant. Les coupes sont très travaillées. Dans ce monde délicieusement onirique les foulards en soie retrouvent une nouvelle jeunesse. Mille bravos pour tant d’audace et d’inspiration!

Le streetstyle du lundi 4 mars 2019:

Et, pour terminer, mon look du jour (je porte une veste en fausse fourrure de Zadig&Voltaire):