Fashion Week Femme AW19/20 Jour 6

DEFILE LYSANDRE GL AU BAR DE L’HOTEL W PARIS OPERA: Pour cette nouvelle collection intitulée « Heartbeat » la créatrice chinoise Minhua Guo Lenoir a trouvé son inspiration dans l’histoire de la mythique Route 66 et le message de liberté qu »elle véhicule. Elle entend ainsi rendre hommage aux différentes générations qui ont façonné cette route grâce à leurs combats. La créatrice, qui met toujours en avant un travail artisanal dans des matières haut de gamme embellies par de délicates broderies, a présenté dans une ambiance intimiste un bel ensemble de looks arty, romantiques, jouant sur la transparence et la sensualité. Les couleurs sont vivantes et raffinées, et subliment des effets de découpe créatifs. Certaines tenues portent des motifs artistiques célébrant le corps humain. On lui souhaite un long voyage!

PRESENTATION MAISON MAI AU PALAIS DE TOKYO: Pour cette nouvelle collection de sa marque fondée en 2016, la créatrice chinoise Mia Li a été inspirée par le film documentaire « Le Sel de la Terre » qui raconte la vie du photographe franco-brésilien humaniste Sebastiao Salgado. La créatrice y a vu le côté le plus sombre de la civilisation humaine (guerres, massacres, faim, fuite), mais aussi une lueur d’espoir vers un avenir plus heureux. Ainsi la collection est pensée en deux séries de couleurs qui s’opposent, le noir cruel d’une part, des teintes plus claires bienveillantes d’autre part, illustrant le thème de l’obscurité et de la lumière que l’on trouve dans la philosophie chinoise traditionnelle. Les coupes parfois déstructurées et les jeux de superposition reflètent les déchirures et les combats de la condition humaine. Les matières sont de grande qualité. Les silhouettes au design épuré ne renient pas une touche garçonne. L’ensemble est puissant et très élégant.

Le streetstyle du dimanche 3 mars 2019, notamment aux abords du défilé Valentino:

Et, pour terminer, mon look du jour:

 

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Fashion Week Femme AW19/20 Jour 5

DEFILE GEOFFREY B SMALL A L’ESPACE SAINT-MARTIN: Avec cette nouvelle collection intitulée « I am not sustainable » (« Je ne suis pas durable ») c’est un véritable coup de gueule que le designer américain installé en Italie a voulu exprimer. Précurseur et impliqué depuis près de quarante ans dans les processus de production écologiques dans l’indifférence quasi-générale, il entend dénoncer l’usage aujourd’hui galvaudé par les principaux acteurs de la mode du terme « durable » à des fins purement commerciales. Dans une ambiance théâtrale et sobre comme les affectionne le créateur, les mannequins défilent en clamant haut et fort « I am not sustainable ». Comme toujours, les vêtements sont confectionnés à la main en quantité limitée dans les ateliers du créateur à Venise, avec les meilleurs tissus: laine (et notamment une très belle pièce en laine de vigogne), cachemire, lin, coton, soie, satin de soie, tissus gaufrés 3D, tissus double face très confortables comme un molleton,matelassages tissés à la main. Le noir dominant est complété par des beiges et quelques patchworks très colorés. Le travail sur la teinture permet d’obtenir des parties plus claires sur certains vêtements. Les coupes sont très variées et on retrouve des pièces réversibles (veste, robe) et les épaulettes présentes sur les dernières collections. Une mannequin porte un costume d’homme avec chemise et cravate. Toujours une grande élégance!

Le streetstyle du samedi 2 mars 2019 aux abords du défilé Elie Saab:

Et, pour terminer, mon look du jour (photos: Franck Malabre, Joanna Joy):