Fashion Week Femme SS20 Jour 7

DEFILE FATIMA LOPES AU SALON DES MIROIRS: La créatrice portugaise a présenté une nouvelle collection intitulée « Exotic Nature », inspirée par l’esthétisme, la poésie et le raffinement des fleurs exotiques. Les silhouettes chic se déclinent dans des couleurs franches (verts exotiques, secs et subtils, turquoises lumineux, rouges intenses) qui se combinent à des nudes, saumons et roses délicats, des noirs absolus et des blancs purs. Trikinis graphiques pour la plage. Robes cocktail longues aux drapés onctueux. Mousselines de soie, laines froides, viscoses, mélanges singuliers de dentelles pailletées et de plumes, transparences… Une élégance moderne et intemporelle.

Le streetstyle du dimanche 29 septembre 2019, notamment aux abords du défilé Valentino (les stagiaires ont encore frappé en envoyant la même robe à différentes invitées!)

Et, pour terminer, mon look du jour:

Fashion Week Femme SS20 Jour 6

DEFILE ALIANNA LIU A L’HOTEL INTERCONTINENTAL PARIS LE GRAND: Pour le premier défilé à Paris de sa marque fondée en 2018 et également basée à Paris, la créatrice chinoise a présenté une nouvelle collection intitulée « Kiss a rainbow under your skin » et inspirée de ses chats. Une collection sophistiquée et colorée reprenant toutes les teintes de l’arc-en-ciel avec de jolis dégradés, combinant des tissus soyeux et luxueux avec quelques touches de transparences. Broderies faites main, impressions dessinées à la main, volants romantiques, détails soignés se combinent également à des pièces plus basiques, comme ces T-shirts et sweaters décorés de dessins humoristiques. L’allure d’ensemble est très féminine et célèbre la joie de vivre.

DEFILE GEOFFREY B SMALL A L’ESPACE SAINT-MARTIN: Cherchant toujours à rapprocher mode et art, le designer américain installé en Italie a dévoilé sa nouvelle collection dans le cadre d’une représentation de l’opéra « L’Alcibiade » du compositeur vénitien Marc’Antonio Ziani (1680). Une histoire remarquable abordant les thèmes majeurs du genre, du pouvoir, de l’ambition et de la guerre. En référence aux admiratrices de ce héros tragique grec qui doivent se déguiser en homme pour aller le voir en personne au Sénat interdit aux femmes, puis à l’une d’entre elles qui finit par annoncer devant tout le monde qu’elle est une femme, le défilé met en scène en première partie des tenues masculines qui évoluent petit à petit vers plus de féminité. Looks masculins avec des jupes transformées en pantalons, chemises, cravates, pièces masculines diverses retravaillées sur des silhouettes féminines. La féminité se révèle progressivement avec, pour finir, des jeux de transparence avec ces magnifiques pièces de velours en dévorée de soie et viscose sur une base en tulle, et en dernier une superbe veste verte en soie et viscose avec imprimé méduses, assortie avec une délicieuse mini-jupe plissée. Comme toujours les pièces sont tissées à la main dans les ateliers du créateur à Venise et de nouvelles teintures naturelles sont recherchées. Beaucoup de soie, conférant une grande légèreté à la collection. Un anorak 100% en soie est imperméabilisé avec de la cire d’abeille. Les vestes longues s’imposent. Coupes variées, travail sur les proportions, détails revisités: toujours autant d’inspiration pour une mode écologiquement et socialement responsable.

Le streetstyle du samedi 28 septembre 2019:

Et, pour terminer, mon look du jour:

Fashion Week Femme SS20 Jour 5

DEFILE ISSEY MIYAKE AU CENTQUATRE (19EME ARRONDISSEMENT): Cette collection intitulée « A Sense of Joy » était très attendue, car c’était la première à être présentée par le nouveau directeur artistique Satoshi Kondo, promu à ce poste début septembre. Et elle n’a pas déçu, bien au contraire. Illustrant le plaisir primitif quasi instinctif de s’envelopper et de se mouvoir dans un vêtement, elle s’inscrit assurément dans la trace de son prédécesseur tout en lui donnant un nouveau souffle et une allure plus actuelle. Le défilé chorégraphié s’est déroulé sous forme d’un véritable spectacle composé d’une série de petites scènes présentant chacune un groupe de tenues dans une joie communicative. Jouant sur les constructions et les superpositions, les silhouettes fluides s’enchaînent dans des teintes tantôt monochromes, tantôt bariolées. Robes fluctuantes, tuniques de vestales, combinaisons confortables couleur chair et mauve, trenchs légers blancs ou décorés à grands coups de pinceaux, chapeaux de paille majestueux, tenues frangées ou en macramé, grands sacs demi-lune tournoyant comme des éventails, maxi coupe-vents à capuche colorés s’ouvrant comme comme des ailes de chauve-souris, robes plissées multicolores construites par strates de différentes longueurs, robes toupies à doubles strates…Une collection riche et pratique, toute en émotion et en poésie.

PRESENTATION NACO PARIS A L’ATELIER VITRINE: Malgré les embûches placées sur son chemin, le créateur underground, libre et décalé a relevé le défi de présenter une nouvelle collection unisexe intitulée « Le Portrait ». A cette occasion a été dévoilé un travail photographique réalisé avec l’artiste photographe Nathalie Sauvegrain (Natydred), dans lequel les pièces de la collection ont été mises en scène dans des compositions florales et fruitières rappelant la peinture classique du 17ème siècle. Une collection graphique et très colorée reflétant comme toujours le caractère passionné du créateur.

Le streetstyle du vendredi 27 septembre 2019:

Et, pour terminer, mon look du jour:

Fashion Week Femme SS20 Jour 4

DEFILE/PRESENTATION NADYA DZYAK SUR LA TERRASSE DES SALONS HOCHE: Pour la première présentation à Paris de sa marque fondée en 2008, la créatrice ukrainienne qui aime jouer avec la lumière s’est inspirée des phénomènes optiques naturels comme les aurores boréales et les couchers de soleil, ainsi que des installations lumineuses réalisées par le studio d’architecture new-yorkais Hou de Sousa. Elle superpose et mixe les couleurs dans des silhouettes originales aux formes architecturales et asymétriques, tout en légèreté et fluidité. Organza, motifs floraux et géométriques, détails plissés, drapés, teintes pastel très variées se combinent à merveille dans des looks sophistiqués et très féminins. Des blouses avec des éléments plissés sont associées à des pantalons cargos. Manches volumineuses et tailles hautes sont une référence aux années 1980 que la créatrice affectionne particulièrement.

DEFILE SAMANTHA GIRAUD AUX SALONS MARCEAU: La créatrice hongkongaise a présenté une nouvelle collection riche et variée intitulée « The Time Keeper » en hommage à la capacité des femmes à gérer efficacement leur temps. Combinant influences orientales et occidentales, elle déclare avoir été inspirée pour cette saison par la culture japonaise et l’élégance parisienne des années 1950. Les silhouettes présentées comportent tout à la fois des looks casual et des tenues de travail chic pour la journée, et des robes sophistiquées d’esprit couture pour les cocktails et les soirées. Des messages prônant l’amour de soi et la confiance en soi (« I Love Me », « I Married Myself,…) sont inscrits sur des tee-shirts. Une veste fortement épaulée est une métaphore de tout ce que les femmes doivent porter sur leurs épaules. Une grande attention est portée aux détails. Des matières variées comme la soie, l’organza, le denim, le coton se combinent dans des couleurs vives donnant une belle énergie à l’ensemble.

PRESENTATION LUIS BUCHINHO A L’HOTEL D’EVREUX (PLACE VENDÔME): Le créateur portugais a dévoilé sa nouvelle collection dans le cadre d’un événement intitulé « Portugal Fashion Goes Vendôme » où étaient également présentés deux autres designers portugais. Pour cette saison il a mis en scène une « touriste accidentelle » préoccupée par la situation actuelle des villes très touristiques, la gentrification et les enjeux environnementaux. Ces préoccupations s’incarnent dans un ensemble de pièces pratiques, dépouillées, faciles à porter et à transporter. Le thème de la recherche d’une identité est également abordé, les mannequins évoluant sobrement devant des panneaux lumineux blancs afin que la présentation se concentre davantage sur la collection, plutôt que sur une performance des mannequins. Les looks sont très réussis, très colorés et très actuels.

Le streetstyle du jeudi 26 septembre 2019, notamment aux abords des défilés Paco Rabanne, Y/Project et Rick Owens:

Et, pour terminer, mon look du jour:

 

Fashion Week Femme SS20 Jour 3

DEFILE MARRKNULL AU GARAGE LÜBECK: Pour son premier défilé à Paris, la marque lancée en 2017 par le duo de jeunes créateurs chinois Wang Wei et Tim Shi a présenté une collection intitulée « Contemporary Fairies » (fées contemporaines). S’inspirant de la rue et du mode de vie de la jeunesse chinoise d’aujourd’hui, sans toutefois renier son identité culturelle, elle propose un vestiaire urbain revisité où les coupes innovantes se combinent avec des motifs floraux plus traditionnels. Corsages en liberté, vestes ajustées ou oversize, broderies chinoises combinées à des ensembles en jean, brandebourg chinois s’invitant sur un sweater sans manche et un pantalon en toile, jupe droite à double taille, pantalon slim au bas évasé, organza en transparence ou en superposition, échancrures audacieuses. Palette de couleurs pastel du plus bel effet. Une collection avant-gardiste d’esprit couture et ouvertement unisexe.

DEFILE/PRESENTATION MAISON MAI AU PALAIS DE TOKYO: Pour cette nouvelle collection de sa marque fondée en 2016, la créatrice chinoise Mia Li a trouvé son inspiration chez l’artiste illustrateur israëlien Denis Zilber et ses oeuvres quelque peu absurdes qui bousculent les codes. Elle entend ainsi habiller une femme qui affirme sa féminité en s’appropriant les codes masculins. Les coupes traduisent le paradoxe de la collection, à la fois fluides, cintrées et oversize. Vestes amples, chemises rayées, robes aux détails déstructurés ou avec des imprimés de pissenlits. Tout ceci se décline dans une palette de couleurs sobres allant du noir et blanc dominant au gris et bleu, en passant par des nuances de teintes pastel comme les vert citron, vert d’eau et vert amande. Un chic urbain impeccable, ancré dans la modernité.

Le streetstyle du mercredi 25 septembre 2019:

Et, pour terminer, mon look du jour:

Fashion Week Femme SS20 Jour 2

DEFILE MOOHONG AU GARAGE LUBECK: Pour cette nouvelle collection, le créateur coréen Kim Moo Hong qui est constamment à la recherche de nouvelles esthétiques est reparti des codes qui sont à la base de l’habillement masculin pour les transposer dans des tenues féminines jouant sur les contrastes. Ainsi les matières habituelles des vêtements masculins comme la laine et le coton, les costumes à rayures se combinent à des soies délicates dans toutes sortes de superpositions et de drapés. Ce jeu de construction/déconstruction se décline dans une palette de couleurs sobres où les noir, gris, blanc, beige masculins s’opposent aux pastels bleu, rose et jaune plus féminins. L’ensemble a une belle allure toute romantique.

DEFILE ANREALAGE AU PALAIS DE TOKYO: Pour cette saison, le créateur japonais Kunihiko Morinaga abandonne ses recherches sur les effets de lumière et revient aux fondamentaux d’une garde-robe, dont il explore de nouvelles possibilités. Ainsi les mannequins défilent trois par trois et proposent trois déclinaisons d’une même tenue: une version assez classique, une version aux proportions exagérées et une autre où la silhouette est plutôt rétrécie. Ceci s’applique tout aussi bien à des pantalons de toile beige, des chemises bleu ciel, des blazers marine, des trench-coats, des tailleurs bourgeois ou autres pulls de cricket. Le créateur s’ingénie à distordre les vêtements, allant du pantalon skinny à l’extra-large, en passant par des formes sphériques qui sont aussi reprises sur des robes ou des jupes. La veste marine rétrécit et se transforme en boléro. Les têtes surnagent dans des cols XXL à revers géants. Le créateur joue également de façon astucieuse sur les asymétries et le désalignement des silhouettes. La démonstration est percutante!

Le streetstyle du mardi 24 septembre 2019:

Et, pour terminer, mon look du jour:

 

Fashion Week Femme SS20 Jour 1

DEFILE KIMHEKIM AU GARAGE LUBECK: Pour le second défilé à Paris de sa marque fondée en 2014, et pour la première fois dans le calendrier officiel, le jeune créateur sud-coréen Kiminte Kimhékim a proposé une collection intitulée « Me » dans laquelle il met en scène le nombrilisme de la génération instagram. Il reprend les éléments de base de son esthétique mixant inspirations asiatiques et occidentales, mélangeant le costume traditionnel coréen (hanbok), l’uniforme imposé aux lycéens dans son pays, des tenues pour sortir le soir et le streetwear, non sans quelques pointes de provocation. Une partie de la collection intitulée « Buy it if you can » est une invitation à réaliser ses rêves via des pièces expérimentales aux proportions exagérées, avec par exemple une veste gigantesque associée à un pantalon très long ou une cravate démesurée. Les immenses noeuds qu’il affectionne particulièrement apparaissent à nouveau cette saison, en couvre-chef ou en jupe ceinture sur un body. De façon très tendance le nom de la marque apparaît en gros sur certaines pièces. La jupe traditionnelle coréenne est revisitée en la mixant avec un body sportswear ou une chemise blanche. Style néo-couture avec des robes à traîne et des tissus drapés, couleurs poudrées et organza, total look blanc, corset pointu, transparences, robes très courtes. Très actuel, une grande maîtrise, un talent indéniable!

Le streetstyle du lundi 23 septembre 2019:

Et, pour terminer, mon look du jour: