Dans sa nouvelle collection automne-hiver 2026/2027 la maison Kenzo propose de magnifiques pièces délicatement brodées de fleurs très colorées. De quoi affronter la grisaille de la saison avec brio! Le directeur artistique Nigo réinterprète ainsi le thème « Kenzo Wildflower » issu des archives de la maison. Dans mon premier look je porte un sweatshirt à col semi-zippé en molleton léger très confortable en toutes saisons (collection Homme). Je l’ai assorti avec un pantalon droit, plissé, à taille élastiquée, en laine vierge, très élégant (collection Femme). Pour le second look j’ai choisi un ensemble veste/pantalon en denim japonais (collection Femme). La veste avec une coupe légèrement boxy revisite la silhouette workwear, le pantalon est droit et comporte cinq poches. Dans les deux looks je porte une séduisante casquette brodée « Kenzo Tulip » en sergé façon denim.
Un grand merci aux équipes Kenzo des Galeries Lafayette (Homme et Femme) pour leur accueil toujours chaleureux et la qualité de leurs conseils.
C’est toujours un grand plaisir pour moi de passer quelques jours à Montpellier en été. Cet été notamment, on pouvait y voir de très belles expositions, encore ouvertes cet automne.
« Kiki Smith: Etre ici/Maintenant/Partout » au MoCo (jusqu’au 11 octobre)
Précisons tout d’abord qu’au MoCo le jardin est déjà lui-même une oeuvre d’art, mettant en scène la mondialisation des essences végétales, conçue par l’artiste français Bertrand Lavier, horticulteur de formation. De quoi faire un joli shooting! Au milieu des espèces provenant des cinq continents se trouve une fontaine composée de sept étages d’arrosoirs de jardinier dans laquelle l’eau qui semble ruisseler de façon tout à fait naturelle nous invite à nous interroger sur la pérennité de cette abondance.
Quand à l’exposition Kiki Smith, elle présente plus d’une centaine d’oeuvres de l’artiste américaine née en Allemagne, centrées sur le rapport de l’être au monde (corps social, spirituel, animal et céleste), avec une pratique multidisciplinaire mêlant sculptures, gravures, photographies, dessins, livres, tapisseries et objets divers. La combinaison de ces différentes techniques parfaitement maîtrisées fonctionne à merveille.
« Le design selon Pierre Paulin » au Musée Fabre (jusqu’au 1er novembre)
Le Musée Fabre présente les créations du designer avant-gardiste, mort en 2009 et qui vécut les quinze dernières années de sa vie dans les Cévennes. Le parcours regroupe une centaine des oeuvres phares du designer, tout particulièrement ses assises colorées aux formes naturelles et la reconstitution du fumoir de l’Elysée. Celles-ci continuent à incarner la modernité et un futur intemporel dans l’imaginaire collectif.
Le sculpteur catalan propose un dialogue entre mémoire méditerranéenne et universalité. Il présente une installation principalement constituée de deux têtes monumentales en fil d’acier inoxydable suspendues. La transparence du métal, l’albâtre translucide et le bois font dialoguer les sculptures avec la verticalité de la nef. Une invitation au silence, à la contemplation et à l’apaisement dans un monde saturé de paroles.
Lors de la Fashion Week parisienne Homme printemps-été 2027 qui s’est déroulée fin juin, la maison Kenzo s’est installée le temps d’une semaine Place des Victoires (où se trouvait le premier siège de la marque fondée par Kenzo Takada) pour présenter tout à la fois sa nouvelle collection homme/femme, mais aussi un événement intitulé « la fête de Kenzo » ouvert au public. Celui-ci comprenait un pop-up store permettant d’acheter dès maintenant certaines pièces de la collection automne-hiver 2026/2027, un konbini reprenant le nom et le concept des petits magasins de quartier japonais (avec une série de produits exclusifs tels que T-shirts, magazines, snacks et rafraichissements), un « Kenzo Café » permettant de déguster de délicieuses boissons et mets japonais, et une boutique ‘Kenzo Fleurs » où des bouquets de saison inspirés par l’univers de la marque étaient proposés par le spécialiste parisien des compositions florales haut de gamme, Debeaulieu, le tout dans une ambiance fort sympathique. Concernant la collection printemps-été 2027, celle-ci puise son inspiration dans les archives de la maison avec des imprimés floraux caractéristiques de la marque qu’on retrouve notamment sur des cols de veste, des manches de gilets, en broche ou en broderie sur un sac à main, des rubans colorés, des écussons de type universitaire aux couleurs de la maison, du denim et des motifs pied-de-poule. Le jaune, le bleu nuit marine et le vert s’imposent. On remarque également une surprenante robe polo à volants jaune et bleu, et une magnifique veste de smoking bleu nuit.
L’exposition très riche retrace toute la carrière du créateur italien assassiné en 1997, au travers de près de 450 pièces illustrant son style flamboyant unique. La présentation ne suit pas l’ordre des collections, mais est organisée par thèmes, des drapés inspirés de la sculpture grecque aux imprimés baroques et aux silhouettes pop des années 1980 et 1990. Le parcours présente vêtements et silhouettes originales, accessoires, photographies et entretiens filmés. On y voit notamment les tenues portées par les mannequins vedettes et les stars des années 1980 et 1990 (Naomi Campbell, Cindy Crawford, Linda Evangelista, Madonna, Elton John, Prince), des photographies signées des plus grands noms de la photographie de mode (Richard Avedon, Helmut Newton, Irving Penn) et une reconstitution de son atelier. L’exposition n’entre pas dans les détails techniques. Elle se veut une célébration joyeuse et accessible au grand public, et c’est très réussi! Bonne nouvelle, compte tenu de son succès, elle est prolongée du 6 septembre 2026 au 31 octobre 2026. Raison de plus pour ne la manquer sous aucun prétexte!
La Maison Kenzo vient de dévoiler une collaboration exclusive avec l’artiste Futura 2000, pionnier du graffiti dont la pratique s’est développée au cours des années 1970 dans la ville de New York. Il a été l’un des premiers artistes à introduire des formes abstraites dans l’art, repoussant les barrières et répandant son style futuriste dans les galeries d’art pendant les années 1980. La pièce phare de cette collection particulièrement réussie est un coupe-vent court en nylon à la coupe décontractée, garni d’un imprimé combinant le motif Boke Flower signature de Kenzo et le symbole Atom de Futura 2000, sur un fond coloré dégradé qui rappelle les graffitis (collection homme). Cet imprimé se retrouve également sur un magnifique pantalon en soie à taille élastique (collection femme), ainsi que sur un pantalon en nylon en bleu dominant à la coupe loose et avec des cordons de serrage à la cheville soulignant son inspiration urbaine (collection homme).
DEFILE LOUIS VUITTON DANS LA COUR CARREE DU LOUVRE: La collection synthétise parfaitement le style du directeur artistique Nicolas Ghesquière qui fêtait ses dix ans chez Louis Vuitton: sportswear actif, chic futuriste, finitions éclatantes, drapés audacieux. Le défilé s’ouvre avec des vêtements athlétiques entièrement blancs, des vestes Norfolk coupées comme des blousons à encolure haute et portées avec des jupes à volants et à poches. Puis apparaissent des robes fourreaux à paillettes et autres robes longues, des vestes de randonnée coupées comme des robes de cocktail, une remarquable série de robes bouffantes réalisées dans d’étonnantes soieries rigides imprimées comme des sacs LV et des monogrammes. Quelques robes noires laissent ensuite la place à une partie « robotique chic », une série très fraîche de gilets militaires gris mastic avec des tailles cintrées. De nombreux mannequins portent des gants en peau de mouton hirsute, tandis que d’autres sont munies de nouvelles mini valises en matelassé métallique. Le défilé se termine en beauté avec la mannequin vedette néerlandaise Rianne van Rompaey, vêtue d’une superbe robe noire à plumes asymétrique et de travers, surmontée d’une mini cape en cuir.
DEFILE ZIMMERMANN AU PAVILLON CAMBON: La marque australienne connue pour ses collections glamour et romantiques évolue cette saison vers des tenues plus urbaines à porter au quotidien, combinant ainsi toilettes du soir volumineuses et éléments plus sportifs comme les pièces en denim. La dentelle, véritable passion de la créatrice Nicky Zimmermann, est encore bien présente, dans de longues robes à traîne, des corsages et des dessous chic, de même que les soies précieuses pour confectionner des robes à volants et des blouses Lavallière à manches ballons volumineuses. Mais l’ensemble prend une tournure plus pratique avec des vêtements conçus pour le quotidien, associés à des chaussettes en laine et de confortables souliers à lacets. Le dressing prévoit des ensembles en denim délavé, des costumes-bermuda Prince de Galles, des costumes en laine mélangée au style sportif avec grandes poches et boutons pression, des blousons et des maxi jupes en cuir, des robes tricot ajourées. Le look qui synthétise le mieux cet état d’esprit plus urbain est celui composé d’un pantalon de jogging en satin enfilé sur une guêpière, le tout avec un manteau bicolore rayé en fausse fourrure.