Fashion Week Femme SS22 Jour 3

DEFILE ROCHAS A L’HOTEL (PARTICULIER) MONA BISMARCK: C’était l’un des événements les plus attendus de cette Fashion Week parisienne: les débuts du jeune créateur de 24 ans Charles de Vilmorin en tant que directeur artistique de la vénérable maison Rochas fondée à Paris en 1925. Et il n’a pas déçu. Son regard saisissant de nouveauté, tout en juxtapositions, s’est déployé dans une collection mixte flamboyante mettant en scène ses imprimés fétiches, des dessins naïfs colorés ou en noir et blanc représentant des fleurs ou des coeurs, déclinés sur de longues robes vaporeuses, des ensembles pantalons pour le soir ornés d’empiècements dorés, des robes-chemises aux manches finement travaillées ou de grands jupons aériens. Des éléments en tulle bien raide sont fixés sur toutes sortes de manches, épaules et ourlets, comme des ailerons de poisson. Des chemises masculines ornées de ses croquis fantasmagoriques en guise de finition répondent aux robes tente en popeline blanche. Les bottes architecturées et colorées sont tout simplement remarquables. Bravo!

Photos: imaxtree

Fashion Week Femme SS22 Jour 2

PRESENTATION MRS KEEPA AU YOYO-CLUB (PALAIS DE TOKYO): La marque basée à Dubaï et fondée en 2016 par la créatrice franco-égyptienne Mariam Yeya a présenté sa collection intitulée « Harmonious Chaos » dans le cadre du programme « Welcome to Paris » lancé par la Fédération de la Haute Couture et de la Mode en association avec l’Arab Fashion Council. Inspirée de la double culture de sa créatrice la collection fusionne l’élégance nonchalante parisienne et les broderies et couleurs orientales. Formes langoureuses, proportions ludiques, détails audacieux, du chic pour le soir et des basiques faciles à porter pour la journée. Maxi-jupes à bretelles, pantalons cargo camouflage à jambes larges, manches oversize. Le côté pratique n’est pas oublié avec des robes qui font aussi T-shirts, des kimonos/jupes, des foulards/ceintures et des gants pour tenues de soirée à porter en pleine journée. Très réussi!

Photos : Getty Images

Fashion Week Femme SS22 Jour 1

DEFILE KENNETH IZE AU PALAIS DE TOKYO: Le jeune créateur nigérian qui a été élevé en Autriche a ouvert la Fashion Week parisienne avec une collection émouvante s’appuyant sur des matériaux traditionnels africains revisités dans un esprit contemporain. Il met ainsi en lumière l’artisanat nigérian à travers des tissus « aso oke », une étoffe tissée à la main par le peuple yoruba pour confectionner des vêtements traditionnels pour les grandes occasions. La collection mixte se déploie dans une palette de couleurs vives pleine d’énergie et dans une explosion de rayures, lignes graphiques et géométriques qui se superposent sans retenue. Au niveau des coupes on retiendra tout particulièrement les robes à franges, les jupes pour les deux sexes juste attachées par un bouton, de superbes chemises d’homme agrémentées de cols montants remarquables, un pantalon original à taille très haute qui remonte jusqu’au torse et les sandales colorées assorties aux tenues. Chic et décontracté à la fois, un talent très prometteur!

Photos: imaxtree

Shooting d’été à Montpellier – Eté 2021

Cette année mon shooting estival à Montpellier avec mon ami photographe Eric Moret a eu lieu dans le quartier de Port-Marianne et plus particulièrement autour du nouvel hôtel de ville inauguré en novembre 2011 (dix ans déjà!): un imposant parallélépipède bleuté, entouré de verdure, conçu par Jean Nouvel et François Fontès et qui est l’un des éléments majeurs de la politique d’innovation architecturale de la ville. Look 1: short Kenzo, masque-foulard, casquette et chaussures Zadig&Voltaire. Look 2: short Sandro, top, casquette, lunettes et chaussures Zadig&Voltaire, collier vintage. Merci encore Eric pour ces superbes photos!

Avignon – Eté 2021

La Collection Lambert présentait cet été un ensemble particulièrement intéressant d’expositions. Trois d’entre elles sont encore ouvertes (jusqu’au 26 septembre 2021): « Outremonde » par l’artiste et metteur en scène Théo Mercier (un paysage imaginaire construit à partir de matières mutantes, le sable, la lumière et la voix, où le temps n’a pas de prise: passé, futur ou rêve éveillé?), « Tigres et Vautours » par l’artiste peintre Yan Pei-Ming (des peintures monumentales qui racontent le monde dans tous ses états et dans lesquelles les visages connus côtoient ceux des anonymes; la nature toute puissante en fait également partie avec des tigres rugissants et de sinistres vautours), « Sluggy Me » par Mimosa Echard (une dramaturgie fantastique dans laquelle la figure hybride et mouvante de la limace s’empare symboliquement de l’espace et des vestiges de nos vies envahies d’images et d’objets sans cesse renouvelés).

Arles – Eté 2021

Après leur annulation en 2020 pour cause de crise sanitaire, les Rencontres (photographiques) d’Arles ont repris cet été avec un programme particulièrement riche et cohérent centré sur les sujets politiques et sociaux, et notamment les questions d’identité (à voir jusqu’au 26 septembre 2021). Parmi la trentaine d’expositions proposées, il y a lieu de relever en particulier les expositions « The New Black Vanguard » (qui met à l’honneur un ensemble de photographes africains ou de la diaspora africaine émergents qui ont créé de nouvelles images du corps noir et ont conquis les pages des magazines de mode), « Masculinités » (des regards d’artistes qui interrogent et remettent en cause les codes habituels de la virilité), et une rétrospective sur le travail foisonnant de la photographe d’origine suisse Sabine Weiss aujourd’hui âgée de 96 ans.

Marseille – Eté 2021

Exposition « Jeff Koons Mucem. Oeuvres de la Collection Pinault » (jusqu’au 18 octobre 2021):

En tête d’affiche cet été au Mucem une exposition inédite et très réussie qui met en relation les oeuvres extraordinaires et joyeuses de l’artiste américain et les objets du quotidien et des traditions de la collection du Mucem. Cette association très visuelle, audacieuse et poétique, retrace de façon chronologique la carrière de l’artiste, en conduisant à un questionnement sur le bon et le mauvais goût, le banal, le décoratif, le beau et sur l’imaginaire qui se cache derrière chaque pièce. Euphorique!