Fashion Week Homme AW18/19 Jour 3

DEFILE ARTHUR AVELLANO AU GYMNASE TREVISE: Pour son second défilé, intitulé « Le Banquet », le jeune créateur français âgé de 26 ans a trouvé son inspiration dans le film « Le cuisinier, le voleur, sa femme et son amant » de Peter Greenaway et nous emmène dans un univers sombre où la couleur prend toute son importance. Poursuivant ses recherches techniques sur le latex qui est sa matière de prédilection, avec l’aide d’un laboratoire spécialisé, il nous en propose une nouvelle déclinaison sur toutes sortes de pièces (pantalon, short, manteau, veste, blouson) en mélangeant de façon innovante références classiques et underground. Caractère androgyne assumé. Riche palette de couleurs fortes et lumineuses allant du vert au rouge, en passant par le jaune, le noir et le marron. Outre la chorégraphie du défilé (assurée par Aymeric Bergada du Cadet), la dimension artistique de son travail s’exprime par la collaboration avec les artistes Salomé Partouche et Damien Moulierac qui en ont conçu la scénographie et y ont exposé les pièces en céramique de leur création.

DEFILE GEOFFREY B.SMALL A L’ESPACE SAINT-MARTIN: Une fois de plus, le designer américain installé en Italie cultive sa singularité en nous proposant un défilé couplé à une représentation théâtrale. Pour ce show intitulé « Get ready » qui fait allusion à la transition entre générations, Shakespeare et la scène 2 de l’acte 3 du Roi Lear sont ainsi mis à contribution. Dans un décor fait de plastique et de désolation représentant le monde que le roi vieillissant s’apprête à léguer à ses enfants, les créatures sombres et silencieuses d’une nouvelle génération apparaissent une à une afin de prendre toute leur place dans un monde futur qu’on espère meilleur. En opposition au décor en plastique, les vêtements proposés sont tous faits à la main dans les ateliers du créateur, avec des matières naturelles (cachemire, laine, lin) et selon des techniques artisanales, reflétant son engagement pour une mode intelligente, patiente et à visage humain. Comme d’habitude, les silhouettes sont citadines et issues de la tradition du costume italien, dans une palette de couleurs sombres. La collection propose un jeu sur la combinaison de différentes textures et teintes, ainsi que sur la coupe (ample ou ajustée) et la longueur des pantalons, allant même jusqu’à quelques jupes longues. On est toujours aussi fan!

Le streetstyle du vendredi 19 janvier 2018:

Et, pour terminer, mon look du jour:

 

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