Exposition « Jeff Koons Mucem. Oeuvres de la Collection Pinault » (jusqu’au 18 octobre 2021):
En tête d’affiche cet été au Mucem une exposition inédite et très réussie qui met en relation les oeuvres extraordinaires et joyeuses de l’artiste américain et les objets du quotidien et des traditions de la collection du Mucem. Cette association très visuelle, audacieuse et poétique, retrace de façon chronologique la carrière de l’artiste, en conduisant à un questionnement sur le bon et le mauvais goût, le banal, le décoratif, le beau et sur l’imaginaire qui se cache derrière chaque pièce. Euphorique!
Cet été le Musée Soulages présente, outre sa collection permanente, deux expositions originales et inédites (jusqu’au 26 septembre 2021):
« Le Chat visite le Musée Soulages »:
Une exposition humoristique dans laquelle le chat de Geluck donne ses commentaires avisés sur les oeuvres de Soulages sous forme de dessins et peintures dispersés dans tout le musée.
« Gilles Barbier, machines de production »:
Né en 1965 à Port-Vila (Vanuatu), Gilles Barbier est un artiste polyphonique dont la personnalité va au-delà des pratiques contemporaines. L’exposition présente cinq installations et ensembles, fruit d’un travail entre intelligence artificielle et automates, biotopes customisés et créatures étonnantes, langages familiers ou déroutants.
Le sympathique et tranquille Musée régional d’art contemporain Occitanie / Pyrénées – Méditerranée de Sérignan présente deux expositions intéressantes cet été:
« Distance ardente » (jusqu’au 19 septembre 2021):
Cette exposition collective centrée sur la question du dialogue, des mémoires, des identités, des cultures invite à regarder de plus près la nature des liens qui régissent la relation entre notre continent et le continent africain.
« La vie dans l’espace » (jusqu’au 2 janvier 2022):
Cette exposition qui présente un nouvel accrochage des collections du Mrac, réalisé sur la base de principes d’accrochages empruntés à la recherche scientifique, au champ de la fiction et à l’imaginaire spatial, dresse un parallèle entre le musée, qui conserve et expose des oeuvres d’art, et les habitats spatiaux, conçus pour préserver la vie dans un milieu hostile, l’espace extraterrestre.
Jusqu’au 5 septembre 2021 le CRAC Occitanie / Pyrénées – Méditerranée (Centre Régional d’Art Contemporain) présente l’exposition « Reverse Universe » qui propose la traversée de deux mondes singuliers à travers les imaginaires de deux artistes: Than Hussein Clark (né aux Etats-Unis en 1981, vit et travaille à Londres), « A Little Night Music (And Reversals) », et Luigi Serafini (né à Rome en 1949, vit et travaille à Rome et Milan), « Sur terre et sur mer avec le Codex Seraphinianus ».
L’exposition est constituée de deux parcours distincts combinant sculptures, peintures, vidéos, photographies, poésies et oeuvres sonores, qui explorent la thématique de l’hybridation des corps et des formes ainsi que la transgression des frontières (physiques, géographiques, linguistiques et culturelles). Une expérience sensorielle et vivifiante, entre surréalisme et poésie.
Toujours de belles expositions à voir à Montpellier:
MUSEE FABRE: exposition « United States of Abstraction – Artistes américains en France 1946-1964 » (jusqu’au 31 octobre 2021):
Une riche exposition consacrée à un ensemble d’artistes américains qui se sont installés en France après la Seconde Guerre mondiale et qui ont contribué à la redéfinition de l’art abstrait sur le continent européen.
MO.CO. (Montpellier Contemporain):
Expositions « Marilyn Minter, All Wet » et « Betty Tompkins, Raw Material » (à la Panacée, jusqu’au 5 septembre 2021):
Les deux artistes américaines féministes et activistes (âgées aujourd’hui de 73 et 76 ans) sont exposées ensemble et en France pour la première fois. Elles ont en commun de photographier et peindre le sexe et les corps nus féminins avec une sensualité explosive. Un hymne à la femme sans tabous.
Exposition « Cosmogonies – Zinsou, une collection africaine » (à l’Hôtel des Collections, jusqu’au 10 octobre 2021):
Pour la première fois en France sont présentées plus de 130 oeuvres de la collection de la Fondation Zinsou du Bénin (sculptures, photographies, peintures, installations) provenant de 37 artistes de générations différentes.
Deauville n’est pas spécialement intéressante pour la mode (photographes de streetstyle, passez votre chemin!), mais un nouveau musée vient d’ouvrir et mérite une visite. Un nouveau lieu appelé « Les Franciscaines », à la croisée d’un musée, d’un théâtre et d’une médiathèque, qui a pour ambition de mettre « l’imaginaire à l’oeuvre ».
La programmation s’articule autour d’un musée dédié au peintre deauvillais André Hambourg, d’expositions temporaires révélant des oeuvres provenant des collections du musée ainsi que des pièces prêtées par de grands musées nationaux et étrangers, et d’espaces de lecture et de documentation structurés autour de thèmes locaux (cheval, cinéma, photographie,…)
Pour ce premier été d’ouverture on peut donc visiter l’exposition inaugurale « Sur les chemins du paradis » qui présente une centaine d’oeuvres venues de grands musées et collections privées et propose un voyage original dans le temps sur le thème du paradis entre imaginaire collectif, textes de différentes religions et histoire de l’art ((jusqu’au 22 août), une exposition temporaire intitulée « Des Maîtres de la couleur au XXème », montrant le pouvoir singulier de la couleur, vecteur d’émotions, tel que reflété par un certain nombre d’oeuvres provenant de collections privées (jusqu’au 18 septembre), l’exposition permanente André Hambourg (1909-1999), peintre voyageur du XXème siècle à la création prolifique et dont les principaux lieux d’inspiration ont été la Normandie, la Provence, le Maghreb et Venise.
Lorsqu’on passe à Deauville, on ne peut résister aux photos du Deauville immuable!
Et, pour terminer, mes looks lors de mon séjour (à Deauville et Trouville):