Fashion Week Femme SS23 Jour 2

DEFILE VICTORIA/TOMAS A LA GARE DES INVALIDES: Par ce défilé les deux jeunes designers Victoria Feldman (russe) et Tomas Berzins (letton) ont fêté les dix ans de leur marque créée en septembre 2012 à leur sortie de l’école Esmod à Paris. C’est donc cette histoire d’amour qu’ils ont voulu raconter au travers d’une collection pleine de vitalité et très sexy, intitulée « décennie d’amour ». Le défilé s’est ouvert avec Victoria dans une mini robe blanche virginale en nylon froissé, chaussée de bottines à lacets caractéristiques de la marque, avec son bébé de six mois dans les bras. Sur le plan des symboles, un coeur se retrouve partout sur les pièces, en motif, logo, badge, broderie. Des coeurs en tissu sont appliqués par states concentriques sur les poches de chemises et vestes sahariennes; ils sont esquissés par le biais d’anneaux métalliques apposés sur des tee-shirts et sweaters, mais aussi sur les pantalons façon genouillères ou incrustés à l’emplacement des seins sur mini robe et top bustier. La plupart des pièces sont réversibles. On retrouve les jupes à franges chères à la marque, tandis que les chemises en coton à rayures sont cette saison raccourcies sur le devant et laissées longues et flottantes dans le dos. Le ventre se dénude volontiers avec des sweatshirts et chemises croppés. Le dressing se fait très sensuel avec des treillis résille noirs transparents, des bodys en dentelle et des dessous qui se montrent sans retenue sous la veste, résultat d’une collaboration avec la nouvelle ligne de corseterie haut de gamme Chantelle X.

Fashion Week Femme SS23 Jour 1

DEFILE WEINSANTO AU « 35-37 »: Le jeune créateur alsacien Victor Weinsanto a présenté un nouveau défilé-performance haut en couleurs et tout en bonne humeur dans l’espace culturel parisien de Dover Street Market. Il a ainsi concocté une parade débridée à laquelle il a invité sur le podium ses amis stylistes et performeurs du monde LGBT et des nuits parisiennes: les drag queens Paloma et la Grande Dame, en complet camel qui se dézippe et se déboutonne, l’artiste et créatrice de mode australienne Michaela Stark, quasiment nue sous un fin voile transparent, le corps saucissonné et ficelé par une longue natte, l’ex-meneuse de revue Allanah Star en déshabillé couleur chair. Ses amis stylistes sont venus ajouter leur propre touche: Charles de Vilmorin, le jeune directeur artistique de Rochas, surmonté d’une sculpture monumentale en métal, strass et plumes, Florentin Glémarec et Kevin Nompeix, le duo derrière Egonlab, en crop-top, bijoux de corps et sweatshirt conceptuel, le créateur Vincent Pressiat, dandy rock dans un look en noir coiffé d’un volumineux chapeau de plumes. Une ambiance de fête dans laquelle le corset, signature de la marque, est retravaillé et proposé en mini robes bustiers de coton ou satin, lacées sur le devant et dans le dos. Seins dénudés, jupes fendues jusqu’au haut de la cuisse, accessoires surdimensionnés, coiffes exubérantes. Outrancier, extravagant mais tellement revigorant!

Fashion Week Femme AW22/23 Jours 8/9 (fin)

DEFILE GIAMBATTISTA VALLI AU MUSEE D’ART MODERNE: Pour cette saison le styliste italien réinterprète ses riches créations couture dans un esprit plus jeune. Perchées sur de très hautes plateformes, en collants opaques, blancs ou colorés ton sur ton avec leurs tenues ultra courtes, les mannequins se cachent derrière des lunettes noires surdimensionnées. Différents styles et savoir-faire se combinent, des costumes en tapisserie d’Aubusson aux ensembles à imprimé léopard, en passant par de mini robes blanches à boutons dorés ou des looks plus décontractés, comme ce pantalon palazzo associé à un long manteau shearling décoré de frises brodées. Pour le soir, les filles mettent leurs souliers argentés et strassés ou leurs immenses cuissardes python pour aller danser dans des robes tantôt sages en guipure vert d’eau, tantôt précieuses en dentelles noires ou couvertes, au choix, de grosses paillettes argent ou de micro-baguettes translucides. Elles peuvent également porter un ensemble culotte-top orné d’écailles roses ou des robes drapées, en soie blanche imprimée de roses ou rouge coquelicot. Quand elles veulent marquer le coup, elles s’enveloppent dans des nuages de tulle.

Fashion Week Femme AW22/23 Jour 7

DEFILE BALENCIAGA AU PARC DES EXPOSITIONS DU BOURGET: Après avoir envisagé d’annuler son défilé, le directeur artistique géorgien Demna Gvasalia, qui se fait appeler désormais simplement Demna et se définit lui-même comme un « éternel réfugié », a rendu un vibrant hommage à l’Ukraine. Les mannequins hommes et femmes, séparés du public par des parois transparentes, ont défilé en cercle sous des flocons et sur une épaisse neige avec une allure saccadée, en posant bien le pied pour ne pas glisser. Des tenues noires et des sacs à dos évoquant des sacs poubelle ont ouvert le défilé. Certains hommes étaient à moitié nus portant des boxers et des baskets, les jambes non couvertes, très vulnérables sous la neige. Puis on a retrouvé, en noir dominant, des versions affinées du style volumineux emblématique de Demna, combinaisons massives, robes flamenco évasées, grands peignoirs de gouvernantes. Bottes de soldats napoléoniens, capes revisitées, avec un sac poubelle à la main et des lunettes de soleil pour se protéger des bourrasques de neige. L’essentiel de la collection est composé de vêtements d’extérieur pliables et de trenchs en tissu très léger. Certaines tenues semblent avoir été fabriquées par les mannequins eux-même: looks en denim assemblés et cousus, jeans composés de plusieurs débardeurs, sacs à main formés de deux bottines à talons cousues ensemble. Un homme en total look jaune et une femme en robe bleue aérienne et traîne ont clôturé le défilé.

Fashion Week Femme AW22/23 Jour 6

DEFILE HERMES A LA GARDE REPUBLICAINE: Cette nouvelle collection présentée par Nadège Vanhée-Cybulski, directrice artistique des collections femme d’Hermès, entend déployer l’univers équestre dans la vie d’une femme urbaine d’aujourd’hui: elle traduit pour la maison une évolution vers un vestiaire plus jeune, plus punchy et plus sexy, dans un style confortable et sportif, mais toujours très chic, en noir et blanc dominant complété de vert pâle ou olive, bleu faïence et brun ébène. Bottes en daim d’où dépassent jusqu’aux cuisses de longs bas en laine, ensembles très courts, micro robe en cuir noir avec top à jabot blanc, transparences, mini-shorts en abondance, guêtres. Tricots légers moulants renforcés aux coudes, leggings, justaucorps, combi-shorts en matière technique, combinaisons tout en cuir. Le thème équestre apparaît dans les rabats-revers en cuir en forme de selle sur des blousons fourrés, ainsi que dans les nombreuses rayures liées aux casaques des jockeys. Ces rayures structurelles composées de lamelles de cuir et de maille rendent le vêtement plus souple. Innovation aussi dans les techniques de remaillage et de travail sur le cuir, avec une série de très belles pièces en peau, comme cette blouse à plis fluctuante en napa d’agneau ou cette jupe plissée aérienne en cuir dont une bande sur deux est transparente. De grands manteaux amples en cachemire et mohair ouverts ainsi que quelques robes fluides en mousseline de soie complètent la garde-robe.