Fashion Week Femme SS23 Jour 7

DEFILE BALENCIAGA AU PARC DES EXPOSITIONS DE VILLEPINTE: Le directeur artistique Demna (Gvasalia, qui se fait appeler par son prénom) a proposé une réflexion sur la mode, le luxe et l’état du monde en souhaitant tout de même transmettre une note d’espoir. Il a ainsi fait défiler ses mannequins (hommes et femmes) dans une fosse géante remplie de boue dont il a confié la réalisation à l’artiste Santiago Serra connu pour la radicalité de ses oeuvres, souvent polémiques. Plusieurs mannequins sont munis de porte-bébés contenant des poupées grandeur nature. D’autres portent des ours en peluche abîmés, des perles dans le nez et des bracelets au logo B dans le cou. La plupart des vêtements sont usés, boueux, tachés. Pulls à capuche et jeans baggy crasseux, joggings rapiécés, puis par opposition des robes au dos cape d’une grande pureté, des fourreaux pailletés et aussi des pulls sculptés qui donnent une forme étrange aux corps et des robes brillantes d’inspiration punk. Le maquillage est recherché avec des cornes, des pointes sortant des joues, des perles s’échappant des lèvres. Côté accessoires, un nouveau sac fourre-tout composé d’une manche assortie et d’un fourre-tout enroulé sous le bras. Certains sacs sont associés à des étoles de deux mètres de long ressemblant à des serpents. D’autres mannequins portent des sacs bouffants sur les bras ou des sacs serrés dans les mains.

Fashion Week Femme AW22/23 Jour 7

DEFILE BALENCIAGA AU PARC DES EXPOSITIONS DU BOURGET: Après avoir envisagé d’annuler son défilé, le directeur artistique géorgien Demna Gvasalia, qui se fait appeler désormais simplement Demna et se définit lui-même comme un « éternel réfugié », a rendu un vibrant hommage à l’Ukraine. Les mannequins hommes et femmes, séparés du public par des parois transparentes, ont défilé en cercle sous des flocons et sur une épaisse neige avec une allure saccadée, en posant bien le pied pour ne pas glisser. Des tenues noires et des sacs à dos évoquant des sacs poubelle ont ouvert le défilé. Certains hommes étaient à moitié nus portant des boxers et des baskets, les jambes non couvertes, très vulnérables sous la neige. Puis on a retrouvé, en noir dominant, des versions affinées du style volumineux emblématique de Demna, combinaisons massives, robes flamenco évasées, grands peignoirs de gouvernantes. Bottes de soldats napoléoniens, capes revisitées, avec un sac poubelle à la main et des lunettes de soleil pour se protéger des bourrasques de neige. L’essentiel de la collection est composé de vêtements d’extérieur pliables et de trenchs en tissu très léger. Certaines tenues semblent avoir été fabriquées par les mannequins eux-même: looks en denim assemblés et cousus, jeans composés de plusieurs débardeurs, sacs à main formés de deux bottines à talons cousues ensemble. Un homme en total look jaune et une femme en robe bleue aérienne et traîne ont clôturé le défilé.