Fashion Week Femme SS19 Jour 3

DEFILE DIOGO MIRANDA A L’UNIVERSITE PARIS DESCARTES: Pour cette nouvelle collection intitulée « Two Thousand Nineteen » le créateur portugais a trouvé son inspiration dans le travail du célèbre photographe Irving Penn, mettant en avant sa maîtrise et son audace, ses photos tout à la fois austères et sophistiquées. Cela l’a conduit à imaginer un ensemble de silhouettes féminines et éthérées d’esprit couture, déclinées au travers de pièces structurées, de coupes asymétriques avec une longueur midi dévoilant le haut de la jambe sur l’un des côtés, de volumes en trois dimensions, de manches chauve-souris. Des matières de choix ont été retenues, comme les taffetas de soie, brocarts, crêpe et lin. La palette de couleurs est raffinée; les teintes nude et pastel dominantes (jaune, rose, bleu ciel) se combinent habilement au pourpre, noir et bordeaux. Une magnifique collection toute en sensualité et délicatesse.

DEFILE LUIS BUCHINHO A L’UNIVERSITE PARIS DESCARTES: le créateur portugais a présenté une collection inspirée de la tradition japonaise du Gyotaku, une technique consistant à reproduire des empreintes de poissons sur différents supports comme du papier ou du tissu et qui était à l’origine utilisée par les pêcheurs pour célébrer leurs prises. Cette inspiration marine, et en particulier le mouvement des anguilles et des vagues, les couleurs changeantes de la mer, lui ont donné l’idée de silhouettes élancées et ondulantes, déclinées dans des tons métalliques et des textures contrastées rappelant les écailles. Imprimés Gyotaku, construction en couches superposées des vêtements inspirée de la morphologie des poissons, pantalon taille haute aux rayures contrastées et boutons pression sur le côté, robes en jersey avec hauts plissés et ceintures ondulées en cuir, effets graphiques permettant de combiner sur un même vêtement une partie ample et une partie plus près du corps. La palette de couleurs très riche (cuivre, rose, mauve, fuchsia, rouge, violet, bleu marine, blanc, noir) est sublimée par les éclats argentés. Un air disco, quelques touches sportswear, esprit couture se combinent à merveille dans cette admirable collection aux accents futuristes.

Le streetstyle du mercredi 26 septembre 2018:

Et, pour terminer, mon look du jour (veste couture Gustavo Lins; jupe Pull&Bear). Je dois dire que celui-ci a beaucoup inspiré les photographes (et encore je ne peux pas tout mettre)(photos 1-2: Joanna Joy; photos 3-4-5: Eddy Anaël; photo 6: Cécile Kiel):

Fashion Week Femme SS19 Jour 1

DEFILE KRISTINA FIDELSKAYA AU GARAGE LUBECK: La créatrice ukrainienne basée à Dubaï a présenté une nouvelle collection dans laquelle elle prône le retour aux vraies valeurs, abandonnant un luxe ostentatoire pour davantage d’authenticité, mettant en avant la qualité des tissus ainsi que des détails subtils et raffinés qui reflètent les petites attentions de la vie de tous les jours. Inspirée du mouvement du Nouveau Réalisme elle propose des formes, volumes et finitions innovantes dans des matières soigneusement choisies comme un taffetas technique, un gazar de viscose métallique, une popeline de soie lamée. Tailles hautes, transparences, coupes oversize, cheveux plaqués, chaussures plates. Les silhouettes longilignes jouent sur l’androgynie et se déclinent dans une palette de couleurs estivales sobres, à base d’écrus rosés, de blancs crémeux, de noirs légers. Ce qui n’exclut pas non plus un jaune plus audacieux délicatement associé à des teintes métalliques, une combinaison de petites touches de couleurs vives rappelant la palette d’un peintre, ou bien encore des motifs Vichy imposants. Au final une collection très actuelle et intelligemment revendicative.

Le streetstyle du lundi 24 septembre 2018 aux abords des défilés Dior (à l’Hippodrome Paris Longchamp) et Kristina Fidelskaya:

Et, pour terminer, mon look du jour:

 

 

Fashion Week Haute Couture AW18/19 Jour 5 (fin)

DEFILE RANI ZAKHEM AU PAVILLON CAMBON: Le couturier libanais a intitulé sa nouvelle collection « Telle une déesse guerrière dans son armure de cristaux » et a voulu en faire un hommage à la femme combattante et combative, « glamazone » à la fois séduisante et déterminée. Le motif camouflage est réinterprété et transformé en ornement somptueux brodé en relief dans de nouvelles tonalités: paillettes émeraude, bronze et or sur une jupe crayon; cristaux rouges, noirs et or en bouquets sur un fourreau brûlant ou sur les manches d’un spencer noir. On le retrouve également à l’état quasi brut, sérigraphié sur un crêpe de soie sable, sur un tailleur composé d’un spencer en V et d’un pantalon cigarette. Le galon militaire, surdimensionné, vient orner les manches d’une veste ou d’une robe. La « glamazone » traduit également toute la poésie d’une jungle imaginaire en se parant de fourreaux diaphanes colorés sur lesquels s’enchevêtrent des cascades de lianes brodées main de paillettes et de fils tressés, blanc, bronze, argent et or. Faune et flore se combinent dans un festival de couleurs aux dégradés remarquables et à renfort de tulle, crinoline et volants. Le minimalisme puissant d’une robe blanche sublimé par un léger ornement complète brillamment cet ensemble.

DEFILE EYMERIC FRANCOIS A LA CATHEDRALE AMERICAINE DE PARIS: Le créateur français a présenté sa nouvelle collection intitulée « Sortilèges » dans une ambiance mystique instillée par un décor de toute beauté constitué de grands chandeliers et de troublantes fumées violettes. Les silhouettes majestueuses sont généralement sombres, marquées à la taille sous l’effets de corsets, et épaulées. Les matières sont multiples et contrastées: mousseline de soie, dentelle de Calais, tulle, crêpe et satin de soie se combinent à d’impressionnantes pièces en plumes. Le noir est dominant, mais se décline en de nombreuses nuances, mat, satiné ou brillant. Des violets sombres et quelques teintes pastel (rose poudré, vert clair, beige) viennent compléter la palette de couleurs de cette collection mélancolique, toute en émotion. On remarquait aussi les coiffures spectaculaires réalisées par Frédéric Pavard pour Alexandre de Paris.

Le streetstyle du jeudi 5 juillet 2018:

Et, pour terminer, mon look du jour:

Fashion Week Haute Couture AW18/19 Jour 4

DEFILE ANTONIO ORTEGA A LA CATHEDRALE AMERICAINE DE PARIS: Pour cette nouvelle collection intitulée « Formes et désirs urbains » le designer mexico-canadien a trouvé son inspiration dans l’Art Nouveau et ses lignes courbes audacieuses. Il a ainsi conçu des silhouettes urbaines futuristes, tout à la fois créatives et chaleureuses. Les matières utilisées sont la soie, le tulle ou le lurex qui donne une impression de métal liquide. La laine et le cachemire sont également mis à contribution de façon originale. Les différents tissus se superposent pour créer des vêtements hybrides résolument modernes. Les lignes arrondies se combinent habilement aux formes rectilignes. Ce jeu de contrastes se décline dans des couleurs brutes rappelant le béton des villes, mais aussi pleines de vitalité comme le jaune vif et le fuchsia. Une grande impression de liberté se dégage de cet ensemble riche et varié.

Le streetstyle du mercredi 4 juillet 2018, aux abords des défilés Antonio Ortega, Elie Saab, Jean Paul Gaultier et Zuhair Murad:

Et, pour terminer, mon look du jour:

Fashion Week Haute Couture AW18/19 Jour 3

Le streetstyle du mardi 3 juillet 2018, aux abords des défilés Chanel et Alexis Mabille:

Et, pour terminer, mon look du jour:

Fashion Week Haute Couture AW18/19 Jour 2

DEFILE TONY WARD A LA MAIRIE DU 4EME ARRONDISSEMENT: Pour cette nouvelle collection le créateur libanais a trouvé son inspiration dans la beauté des vitraux et l’histoire que chacun d’eux raconte. Ainsi les broderies cousues à la main sur les robes réinterprètent ces beaux motifs de verre. La transparence est à l’honneur dans cette collection qui joue habilement sur les matériaux. Des nuances et volumes spéciaux sont créés à travers des superpositions translucides et des détails transparents qui apportent légèreté et féminité aux robes, parfois de façon insolite. Des méthodes innovantes ont été explorées pour plier et mélanger des tissus tels que la dentelle, le crêpe de soie, les films transparents imprimés et le tulle brodé. La palette de couleurs est riche et lumineuse, à l’image des vitraux bercés par le soleil: bleu poudre, bleu gitane, rouge, or, blanc et noir.

DEFILE AZULANT AKORA A LA MAISON CHAMPS ELYSEES: La jeune créatrice aborigène australienne a émergé sur la scène de la mode australienne en 2013. Pour cette nouvelle collection elle s’est inspirée du film « Avatar » en lui empruntant son message: toute l’énergie prise à la Terre doit lui être rendue. Habituée à rechercher des angles non conventionnels et des coupes audacieuses, elle nous a présenté une collection inspirante et dynamique aux silhouettes majestueuses, dans des couleurs fortes comme le bleu royal, le mauve, le vert avec des notes d’argent métallique et d’or.

DEFILE PATUNA A LA MAISON DES CENTRALIENS: La créatrice américano-géorgienne a présenté une nouvelle collection intitulée « Carré d’as » dans laquelle elle propose d’affronter la torpeur des tables de jeux dans de superbes robes du soir aux drapés impressionnants, aux tombés de mousselines de soie vieux rose et de tulles beiges aux lignes fluides, aux dentelles transparentes sublimées par les cristaux de Swarovski et les pierres semi-précieuses, aux structures architecturales se combinant élégamment au fuyant des traînes et des soies évanescentes.

Le streetstyle du lundi 2 juillet 2018, aux abords des défilés Tony Ward, Christian Dior et Ralph&Russo:

Et, pour terminer, mon look du jour (photos: Franck Malabre):

Fashion Week Haute Couture AW18/19 Jour 1

DEFILE EVA MINGE A L’HOTEL WESTIN: Pour cette nouvelle collection la créatrice polonaise s’est inspirée du Lac des Cygnes, nous entraînant ainsi dans une atmosphère majestueuse appuyée par les mouvements de danseuses de ballet qui semblent nager entre les mannequins, sous fond de musique de Tchaïkovski. Deux mondes se font face, l’un romantique, électrique, comme dessiné avec une plume dans la brume, l’autre empreint d’une dramaturgie forte et ensorcelante. Couleurs pastel d’une part, tons rouges et noirs d’autre part. Robes spectaculaires, impressionnantes sculptures en tulle et broderie, fleurs en plumes d’oiseaux rehaussées par des ailes gigantesques ajustées sur des corsets. Des formes monumentales, richement ornées de pierres précieuses, qui nous invitent à une luxueuse déambulation entre ciel et enfer.

Le streetstyle du dimanche 1er juillet 2018:

Et, pour terminer, mon look du jour (photos: Franck Malabre):