Fashion Week Haute Couture AW19/20 Jour 3

DEFILE JULIEN FOURNIE A L’ORATOIRE DU LOUVRE: Pour cette nouvelle collection intitulée « Premier Sortilège » et célébrant le dixième anniversaire de sa Maison, le jeune couturier français a trouvé son inspiration chez les magiciennes, les sorcières, les héroïnes de romans gothiques et autres stars de films noirs et entend rendre un hommage particulier à toutes les femmes transgressant les codes qui leur sont imposés par les sociétés patriarcales. Leurs silhouettes mythiques sont mises au goût du jour et deviennent de diaboliques beautés. Cols montants, plastrons brodés sur chemisiers en mousseline plissée s’associent à de longues jupes amples. La coupe des vestes, des manteaux et des robes trompe-l’oeil de manteau, les carrures renforcées et les boutonnages apparents dégagent une rigueur toute militaire. Les cuirs précieux (python, alligator) sculptent les bustes et les tailles tout en souplesse. Corbeaux et autres oiseaux de malheur s’invitent sur les coiffes, bonnet, capeline, au travers de plumes brodées qui subliment les looks.

DEFILE ANTONIO ORTEGA A L’AMBASSADE DU CANADA: Avec cette nouvelle collection intitulée « Nomade » le créateur mexicano-canadien s’adresse aux nomades des temps modernes qui doivent affronter les éléments mais s’en amusent avec style et élégance. Les silhouettes grandiloquentes dégagent un esprit tout à la fois sauvage et futuriste. Omniprésentes dans la collection, les fourrures (synthétiques) sont produites grâce à des technologies innovantes. Les chaussures poilues et colorées reposent sur un talon imprimé en 3D. Les pièces sont ornées de tressages de matériaux et d’ajouts de cuir. On retrouve également les contrastes chers au créateur: de la fine dentelle côtoie des cheveux synthétiques déchaînés, des cordes a priori grossières se révèlent être, de plus près, une confection de tissu thermique métallisé.

DEFILE PATRICK PHAM A L’HOTEL LE MAROIS – FRANCE AMERIQUES: Pour cette nouvelle collection intitulée « La Perle de l’Extrême-Orient » le créateur français d’origine vietnamienne s’est inspiré de ses souvenirs d’enfance au Vietnam et redécouvre les tissages ancestraux: « Lanh My A », un tissage de la soie spécial dont la technique de teinture prend près de cinq mois; le brocart, tissu de coton, de lin ou de chanvre fabriqué à la main, teint de multiples couleurs à partir de plantes sauvages et orné de motifs représentant chaque groupe ethnique. Le créateur revisite le brocart en le mélangeant à d’autres matériaux comme la peau de cheval et la fourrure de bétail: il le décline dans des silhouettes combinant le rythme effréné d’une Tzigane et le look sexy d’une Bohémienne, réunissant ainsi deux univers, le brocart rustique et le romantisme parisien. Concluant ce défilé coloré et exubérant, sa robe de mariée est réalisée avec une matière innovante, la soie de fleurs de jacinthe.

Le streetstyle du mardi 2 juillet 2019, notamment aux abords du défilé Chanel:

Et, pour terminer, mon look du jour:

Photos des défilés: Imaxtree

Fashion Week Haute Couture AW19/20 Jour 2

DEFILE TONY WARD A L’HOTEL INTERCONTINENTAL LE GRAND: Pour cette nouvelle collection intitulée « Blossoming Fibers » (fibres fleurissantes) le créateur libanais s’est inspiré de la première forme de vie connue dans l’univers, le champignon, et son côté un peu mystique. Il a ainsi cherché à transposer leur multitude de formes et d’espèces dans des volumes vertigineux obtenus grâce à l’introduction, pour la première fois, de l’impression 3D. Il a imaginé des organzas pliés en mille-feuilles, à l’image des branchies ornant leurs corolles. Les têtes spongieuses sont réinventées en formes volumineuses. Les broderies en fil-coupé et soie redessinent la structure filiforme du mycelium. La palette de couleurs allant du blanc au rouge profond en passant par le brun noyer et un bleu céleste nous plonge dans l’univers des sous-bois.

DEFILE STEVEN KHALIL A L’HOTEL LE MAROIS – FRANCE AMERIQUES: Avec cette nouvelle collection intitulée « Dame en fleurs » le créateur d’origine australienne explore l’anatomie et la fragilité des fleurs, en soulignant aussi la force et le romantisme qu’elles peuvent dégager. La collection est riche en détails et utilise des techniques de broderie exclusives, jouant avec les superpositions, créant des touffes de raphia reposant sur une base métallique argentée pour amplifier le lustre, combinant georgette de soie rose poudre coupée à la main avec un fil métallique intriqué rappelant la vigne. Certaines pièces sont conçues comme un feuillage qui se sépare en grappes individuelles plus petites. Perles de métal argenté, noir de jais et vert-de-gris pour plus de brillance. Un velours de soie plus profond et plus somptueux vient renforcer l’opposition mat/brillant de la broderie.

Le streetstyle du lundi 1er juillet 2019, notamment aux abords du défilé Dior:

Et, pour terminer, mon look du jour:

Photos des défilés: Imaxtree

Fashion Week Haute Couture AW19/20 Jour 1

DEFILE ARMINE OHANYAN A L’HOTEL LE MAROIS – FRANCE AMERIQUES: Avec cette nouvelle collection intitulée « Let Fly » la jeune créatrice d’origine arménienne nous invite à nous évader pour découvrir l’inconnu et nous rapprocher de la nature. Ainsi la collection combine l’utilisation de matières naturelles (mousseline de soie, organza de soie, satin duchesse, coton,…) et les nouvelles technologies comme la découpe laser. De magnifiques plissés artisanaux ont été conçus par la Maison du Pli. On aime beaucoup les jolies combinaisons de bleu et de vert et les aspects graphiques de certaines tenues. La créatrice traduit également ses préoccupations écologiques en utilisant des plastiques recyclés, recouverts d’une couche d’or blanc par la maison Daumet qui entend révolutionner le monde de l’or grâce à des techniques innovantes et préservant l’environnement, issues de la recherche scientifique.

DEFILE ADELINE ZILIOX A L’HOTEL LE MAROIS – FRANCE AMERIQUES: Avec cette seconde collection couture intitulée « Black snow & White storm », inspirée par des images de mer gelée au coucher du soleil, la jeune créatrice strasbourgeoise fait également part de ses préoccupations écologiques. Se revendiquant de la « slow fashion » elle utilise des matières transformées, recyclées, dans lesquelles on retrouve certains matériaux provenant de collections précédentes. Elle transgresse quelque peu les codes de la haute couture en proposant des pièces résolument urbaines et contemporaines, aux broderies spectaculaires. Noir et blanc dominant. On aime beaucoup l’aspect créatif, asymétrique et graphique des silhouettes.

Le streetstyle du dimanche 30 juin 2019:

Et, pour terminer, mon look du jour (très estival compte tenu du temps):

Photos des défilés: Imaxtree pour Méphistophélès

Look été 2019 n°2

Une tenue pour briller lors de vos soirées et réceptions d’été, avec cette superbe robe Balmain, délicieusement courte, sans manches et entièrement recouverte de sequins très fins. Le succès assuré! Veste Sandro style smoking avec col châle en satin. Mini-sac à bandoulière en cuir clouté Zadig&Voltaire. Choker H&M. Collier ras-du-cou en argent Clio Blue. Chapeau en paille Maison Michel. Manchette et bagues argentées Clara Jasmine. Boots en cuir suédé What For (Photos prises à Cannes pendant le dernier Festival. Dernière photo: un grand merci à Miss Elégance pour sa tendre complicité)

Look été 2019 n°1

Cet été l’imprimé léopard reste très tendance et sublime votre look pour une allure tout à la fois chic et audacieuse. Et on ne résiste pas non plus à la tendance des brassières, bralettes et surtout bandeaux qui mettent en valeur vos belles épaules et sont si agréables à porter! L’occasion également de finaliser vos looks avec vos colliers préférés qui seront eux aussi parfaitement mis en valeur! Jupe satinée en imprimé léopard, agrémentée de dentelle, mi-longue et asymétrique Zadig&Voltaire (selon la façon de tourner la jupe la partie plus courte peut être portée devant ou sur le côté). Bandeau en coton H&M. Collier/foulard en mini mesh métallisé couleur dorée Paco Rabanne. Chapeau en paille à larges bords Maison Michel. Petit sac cartable rouge en cuir pouvant être porté en bandoulière ou à la main Zadig&Voltaire. Manchette et bagues en métal argenté Clara Jasmine. Chaussures au choix: boots en cuir suédé ou chaussures à talons en cuir verni What For. Photos prises à Cannes pendant le dernier Festival, un si bon souvenir!

Fashion Week Homme SS20 Jour 6 (dernier jour)

DEFILE FRENCH DEAL AU YOYO-CLUB (PALAIS DE TOKYO): French Deal est une marque parisienne créée par le designer Steeven Kodjia, qui se situe à la rencontre d’influences multiples: la rue, le hip-hop, la black culture, le luxe. Elle entend incarner l’élégance africaine à l’intérieur de la tradition classique du vestiaire masculin occidental. Cette nouvelle collection intitulée « Volume 4 » réinvente le pagne traditionnel Baoulé (originaire de Côte d’Ivoire) en l’intégrant dans un vestiaire urbain et contemporain, et en le déclinant sur des pièces intemporelles se mariant à la fois aux cultures africaines et française. Les silhouettes flamboyantes aux couleurs brutes et intenses combinent ainsi pagnes traditionnels, guipures d’Italie et cuirs français, nous invitant au voyage et transmettant un très beau message d’ouverture et de liberté.

Le streetstyle du dimanche 23 juin 2019, aux abords du défilé Kenzo:

Et, pour terminer, mon look du jour:

Fashion Week Homme SS20 Jour 5

DEFILE GEOFFREY B SMALL A L’ESPACE SAINT MARTIN: Cette nouvelle collection intitulée « Radical Numbers » est dédiée au père du créateur, un scientifique à l’esprit indépendant décédé en début d’année. Un hommage est ainsi rendu à toutes les personnes qui par le monde pensent différemment. Dans un décor de tables d’écoles et de murs recouverts d’équations, les mannequins dévoilent une collection variée qui combine les recherches permanentes du créateur en termes de mode durable avec les tendances stylistiques actuelles. Les recherches textiles sont poursuivies avec des pièces toujours tissées à la main dans les ateliers du créateur à Venise. Les teintures naturelles sont développées: violet (à base d’écorces de bois), gris, orange, doré. La cire d’abeille permet d’imperméabiliser la laine. Une nouvelle silhouette allégée apparaît avec col skinny et épaulettes. On remarque également un jeu sur les rayures et les carreaux qui ne s’accordent pas, l’aspect froissé de plusieurs pièces, des chemises sans manches, des manteaux d’été légers. La soie est très présente dans cet ensemble qui se caractérise par une grande légèreté. Egalement une veste en toile de jute qui consomme moins d’eau. On ne peut que soutenir un tel engagement sans faille pour une mode écologiquement et socialement responsable.

DEFILE ENAMI DANS UNE GALERIE DU 10EME ARRONDISSEMENT: Pour cette troisième collection la jeune créatrice franco-algérienne Imane Medjahed a trouvé son inspiration dans l’univers de la moto et propose de nouvelles expérimentations autour des formes géométriques et des volumes, en jouant sur les textures et les proportions des vêtements. Des matières techniques et robustes sont associées à d’autres plus douces et nobles. Le costume devient brillant et s’orne de genouillères. Le blouson sport joue avec les coupes géométriques et le nylon imperméable. Le tee-shirt se décline en style motard. Les pantalons ont une allure fluide et futuriste. Le noir de la précédente collection est complété par quelques touches de couleur, un blanc immaculé en total look et différentes teintes de gris mats et brillants. Les silhouettes sont agrémentées d’accessoires et de bijoux réalisés en collaboration avec Thismx Jewelry à partir de tôles d’acier automobiles et de pièces électroniques. Un e-shop est annoncé pour la fin de l’année. On lui souhaite beaucoup de succès.

DEFILE GAMUT DANS UN ANCIEN ENTREPOT DU 18EME ARRONDISSEMENT: Le collectif atypique, construit autour de six designers et d’une photographe et pensé comme un laboratoire, a présenté sa deuxième collection, reflétant la grande créativité de ses membres. Pour cette nouvelle collection, GAMUT a collaboré avec Messalina Mescalina, drag queen lyonnaise dont le travail de performance sur le genre et la démarche très artistique ont conduit à une réflexion sur la dualité et la mise à nu des intérieurs. Muse de la collection, Messalina Mescalina se retrouve aussi en motif photographique sur les pièces en jersey. GAMUT propose un vestiaire unisexe original reprenant tout à la fois les codes surannés de la couture et exposant le corps de façon surprenante. Les techniques et finitions retenues se polarisent entre tailleur ultra-artisanal et pièces techniques conçues de façon industrielle. Une grande importance est accordée aux embellissements textiles (broderie, sérigraphie, peinture sur soie); la ligne de maille est par ailleurs développée et déclinée en pièces estivales. Cet ensemble où les coupes rigoristes alternent avec des formes organiques s’avère très séduisant.

Le streetstyle du samedi 22 juin 2019:

Et, pour terminer, mon look du jour: