Fashion Week Homme SS22 Jour 2

PRESENTATION LAZOSCHMIDL DANS UNE GALERIE DU MARAIS: La jeune marque fondée en 2014 par le duo suédois-allemand Josef Lazo et Andreas Schmidl a présenté une nouvelle déclinaison intitulée « Overdose » de son univers coloré, sexy et érotique. Un foisonnement de couleurs vives et acidulées, de tissus brillants, d’imprimés floraux, animaux et géométriques, de motifs en damier type Op Art et d’effets tie and dye. Pantalons et shorts en latex, chaînes en guise de ceinture, caleçons-combinaisons moulants, shorts de sport, surchemises, slips de bain, tops papillon. Des slogans humoristiques sur certaines pièces invitent à des jeux de drague, voire plus. Sexualité et masculin-féminin pleinement assumés, tout ceci est très revigorant. Et sans oublier de dire que des tissus et bouteilles en plastique recyclés ont été utilisés pour la confection de la collection.

Fashion Week Homme SS22 Jour 1

DEFILE GAMUT EN DIGITAL: Le collectif atypique basé à Paris a traduit sa créativité débordante dans une vidéo à 360° intitulée « D’une heure bleue à une autre (nous n’avons rien fait de grave) », à la croisée de la mode et des arts. Imaginée et réalisée en collaboration avec Arnaud Idelon (noctambule auteur, critique d’art et animateur radio) et Carlos Franklin (artiste plasticien et réalisateur), celle-ci met en scène une after party underground où 14 muses (garçons et filles) dansent en plein soleil au centre d’un immense terrain vague. Chaque tenue a été créée par l’équipe de performers, DJs, artistes, danseurs, danseuses et mannequins en fonction de la personnalité de chacun(e). Conformes à l’univers de GAMUT, les pièces sont streetwear, unisexe et hybrides (veste accessoire en cuir, robe corset, tailleur salopette,…). Elles mettent l’accent sur le travail artisanal, entre tricot main, broderies récurrentes et points tailleur, à la lisière des arts plastiques, comme ce harnais orné de cornes en céramique d’Hélène Mourrier, porté par l’artiste elle-même dans la vidéo. Fidèle aux engagements de GAMUT en matière de mode durable, l’essentiel de la collection a été réalisé à partir de fins de rouleaux et de pièces de seconde main.

Fashion Week Femme SS21 Jour 9 (dernier jour)

Le streetstyle du mardi 6 octobre 2020 aux abords des défilés Chanel et Louis Vuitton:

Les défilés/présentations « sauvages »:

OCEANE NELIEN:

REUGNEY:

TWOOAK ATELIER:

Et, pour terminer, mon look du jour (photos 1-2-3: Franck Malabre):

 

Fashion Week Femme SS21 Jour 8

DEFILE ROKH EN DIGITAL: Le créateur sud-coréen Rok Hwang, qui est basé à Londres et a remporté le prix spécial du jury LVMH en 2018, a filmé un défilé sans public, de nuit, dans un décor désertique post-apocalyptique qui résonne avec l’époque actuelle. Il y dévoile un romantisme sombre à base d’oppositions où des références victoriennes composent avec des inspirations guerrières, des éléments fluides s’associent à des détails gothiques. Les patchworks de tartan se muent en armures épaulées portées avec des rangers. Des robes à manches ballons sont coupées dans du vinyle. Une robe de guerrière en cuir est garnie d’un col en dentelle blanche. Une jupe plissée rose est assortie de chaînes et d’un harnais. Quelle époque!

 

Fashion Week Femme SS21 Jour 7

DEFILE PACO RABANNE A L’ESPACE COMMINES: Le directeur artistique Julien Dossena a présenté une collection hybride qui décline des éléments stylistiques provenant de l’ADN de la maison dans des tenues du quotidien. Ainsi la lingerie vaporeuse, les robes baby doll incrustées de dentelle et les motifs léopard rencontrent des assemblages géométriques métalliques. Les bustiers et le denim délavé s’associent à de longues vestes ajustées ou à des robes en mesh métal or et argent. Des imprimés joaillerie à effet trompe-l’oeil drapent les contours du corps. Un trench classique s’enveloppe de plastique transparent. Des bottes calées sur des tubes de fer ont été rééditées à partir des archives de la maison. Les dernières silhouettes entièrement métalliques sont un clin d’oeil tout à la fois aux collections radicales des débuts de Paco Rabanne et aux besoins de protection du monde actuel.

Le streetstyle du dimanche 4 octobre 2020 aux abords du défilé Paco Rabanne:

Et, pour terminer, mon look du jour (photos: Franck Malabre):

Fashion Week Femme SS21 Jour 6

DEFILE AMI SUR LE QUAI HENRI IV: Alexandre Mattiussi, le fondateur et créateur de la marque AMI, a relevé le défi d’un défilé physique pour son entrée dans le calendrier féminin de la fashion week parisienne. Imaginée pendant le premier confinement cette collection mixte, présentée la nuit tombée en bord de Seine, célèbre l’élégance décontractée parisienne en toute simplicité en revisitant des looks des années 70 et 90. Pour la femme: trenchs en cuir verni, minijupes, robes noires échancrées, robes-chemises à volants volumineux, sahariennes ou shorts à gros pois. Pour l’homme: pantalons en cuir verni, shorts amples, gilets courts sans manches portés à même la peau, chemises oversize, ensembles ton sur ton. Les teintes sont chic et sobres: noir, écru, beige, camel, vert sapin, violet, bleu denim.

Le streetstyle du samedi 3 octobre 2020 aux abords du défilé Hermès:

Et, pour terminer, mon look du jour:

 

Fashion Week Femme SS21 Jour 5

DEFILE YOHJI YAMAMOTO A L’HOTEL DE VILLE: Le créateur japonais a dévoilé une nouvelle déclinaison de son art du drapé, jouant sur la coupe et la structure des vêtements avec beaucoup de sensualité. Une collection sombre avec du noir et blanc pour commencer, puis du noir, du noir et du noir, et pour terminer un final en blanc éclatant pour transmettre malgré tout une lueur d’espoir. Premiers looks épurés avec de fins tissus à peine cousus et maintenus par des noeuds. Puis apparaissent des volumes de plus en plus surprenants avec intégration aux matières de structures rigides. Les tissus semblent s’envoler au dessus de l’épaule, des empiècements paraissent flotter au-dessus des bustes, des fils de fer apparents ressemblant à des barbelés maintiennent des pans fluides de robes toujours plus amples et chargées. En définitive un style aux accents protecteurs, faisant écho aux périls de l’époque actuelle.