Fashion Week Femme AW20/21 Jour 2

DEFILE ANREALAGE AU PAVILLON CAMBON: Le créateur japonais Kunihiko Morinaga réussit une nouvelle fois à nous surprendre avec cette collection ludique, colorée et revigorante inspirée des jeux en bois pour enfants dont il a décliné les formes en vêtements. Rectangles, ronds, carrés, triangles se combinent ainsi de façon infinie pour créer autant de nouveaux vêtements au gré des envies de la personne qui les porte. Les pièces sans couture s’assemblent avec des boutons-pression. Le concept s’applique également à des talons graphiques. Une véritable bouffée d’oxygène!

Le streetstyle du mardi 25 février 2020 aux abords des défilés Dior et Anrealage:

Et, pour terminer, mon look du jour (photos par Franck Malabre):

Fashion Week Femme AW20/21 Jour 1

Voici le moment venu de présenter mon reportage sur la dernière fashion week du monde d’avant le Covid-19, tenue à Paris du 24 février au 3 mars 2020. La pertinence de ces fashion week ayant déjà été questionnée bien avant l’épidémie, il est très probable que des changements majeurs interviendront pour les prochaines saisons au regard notamment des processus de création et des problèmes environnementaux.

DEFILE KIMHEKIM AU GARAGE LÜBECK: Le jeune créateur sud-coréen Kiminte Kimhékim a présenté une nouvelle déclinaison de ses thèmes favoris, combinant les esthétiques asiatique et européenne, réinterprétant les vêtements traditionnels coréens à sa façon en les mixant avec des pièces sportswear très actuelles. Les jupes, vestes et manteaux traditionnels coréens se combinent ainsi de façon très désirable avec les jogging, capuches, body, brassières et autres cuissardes. Allure sexy et silhouettes asymétriques très contemporaines, sans oublier les grands noeuds chers au créateur.

Le streetstyle du lundi 24 février 2020:

Et, pour terminer, mon look du jour:

Fashion Week Haute Couture SS20 Jour 1

DEFILE TONY WARD AU PALAIS DE LA DECOUVERTE: Pour cette nouvelle collection intitulée « Revive » le créateur libanais s’est inspiré des lignes infinies, des cercles tels qu’ils peuvent apparaître dans des dessins de mandalas, des formes fractalisées et des géométries « douces ». Suivant la philosophie du cycle de la vie il a ainsi conçu une couture nouvelle à partir de pièces vintage, repensant et ravivant des matières et des robes de multiples façons. La palette de couleurs se décline cette saison en blanc pur, vert turquoise, jaune vif. Les coupes enveloppantes donnent une sensation de sécurité, les formes volumineuses symbolisent la liberté, l’ensemble est somptueux.

Le streetstyle du lundi 20 janvier 2020, aux abords des défilés Tony Ward et Dior:

Et, pour terminer, mon look du jour:

Fashion Week Homme AW20/21 Jour 6 (dernier jour)

DEFILE RYNSHU A L’HOTEL WESTIN: Pour fêter le dixième anniversaire de l’exploitation de sa marque sous le nom de Rynshu, en collaboration avec son épouse et partenaire Rieco Ramaji, le créateur japonais Rynshu Ramaji a voulu concevoir quelque chose de spécial, un premier parfum, au nom de 1217 (chiffres correspondant à sa date de naissance). Une fragrance à la senteur secrète, délicate et singulière, qu’on a envie de porter quotidiennement comme une veste. Dans cette collection intitulée également « Rynshu 1217 » on retrouve les bases de la marque avec des manteaux luxueux aux drapés asymétriques, des costumes aux coupes élégantes, des cachemires rehaussés de broderies cousues main, des détails noir ou or venant embellir des blousons ou manteaux. Le noir dominant se décline en de multiples nuances et vient se combiner sur quelques looks à un « Neon Pink » très flashy. Les moustaches, barbichettes et colliers créés en partenariat avec la maison Aderans ajoutent une touche de dandisme aux silhouettes rock et couture de la collection.

Le streetstyle du dimanche 19 janvier 2020:

Et, pour terminer, mon look du jour:

Fashion Week Homme AW20/21 Jour 5

DEFILE GEOFFREY B SMALL A L’ESPACE SAINT-MARTIN: Avec cette nouvelle collection intitulée « Just another Boston guy » le designer américain installé en Italie a voulu rendre un hommage au chanteur et leader des Cars, Ric Ocasek, décédé l’an dernier et qu’il avait connu pendant sa jeunesse à Boston. Un hommage visant tout aussi bien son art que son style affirmé. D’où une inspiration très rock qui est également un retour aux sources et une rétrospective pour le créateur. Les mannequins portent une perruque et dévoilent des vestes ou manteaux sobres aux doublures colorées, des patchworks, du cachemire et de la soie, un trenchcoat en coton et laine recouvert de cire d’abeille appliquée à la main pour le rendre imperméable, un autre doublé en laine super 120 pour être bien chaud, des pantalons 7/8, une cape avec une capuche en laine inspirée de vêtements militaires, des tissus à effet froissé, des pois, des rayures, des carreaux, un imprimé jeu de cartes décliné et chemise et doublure, un autre imprimé reprenant des détails de tableaux du peintre vénitien Tintoretto (Le Tintoret en français) et un dernier look en laine de vigogne teinte avec une nouvelle technique. Les étiquettes en soie cousues main sont quant à elles teintes au curcuma cette saison. Les lunettes en titane portées par les mannequins sont issues d’une collaboration avec la marque Rigards. Originalité: l’équipe de designers vient défiler à la fin, car la collection a été conçue à partir de vêtements qu’ils s’étaient faits pour eux-même. Pour conclure, beaucoup d’inspiration comme d’habitude et on rappelle l’engagement sans faille du créateur pour une mode durable et responsable, toutes les pièces étant fabriquées à la main dans ses ateliers de Venise selon des processus écologiques.

Le streetstyle du samedi 18 janvier 2020:

Et, pour terminer, mon look du jour:

Fashion Week Homme AW20/21 Jour 4

DEFILE GMBH AU GARAGE LÜBECK: Avec cette nouvelle collection intitulée Ylem (terme désignant la genèse de l’Univers, ou bien la famille en turc) les deux créateurs turcs de la marque berlinoise, Benjamen Huseby et Serhat Isik, ont souhaité rendre un hommage à leurs racines. Les mannequins hommes et femmes défilent sur une musique du compositeur, performeur et contre-ténor androgyne Bill John Bultheel et dévoilent une collection aux silhouettes fortes, mêlant soie et denim, rigidité et fluidité, et utilisant de nombreuses matières exclusivement végétales et recyclées. Les tailles étroites allongent les formes et mettent en valeur les grands manteaux en laine ou en fausse fourrure, les vestes en peau de mouton, les tricots sculpturaux, les robes aux épaules fortes. Certaines pièces sont comme poinçonnées, les ouvertures rappelant la forme des yeux. La palette de couleurs dominée par les gris, beige et noir est complétée sur certaines tenues par diverses teintes de rouges. Les chaussures semblent en cuir, mais sont faites en réalité à partir de pulpe de pomme.

Le streetstyle du vendredi 17 janvier 2020 aux abords des défilés Berluti (à l’Opéra Garnier) et GmbH:

Et, pour terminer, mon look du jour:

Fashion Week Homme AW20/21 Jour 3

DEFILE « HOMME PLISSE ISSEY MIYAKE » AU CENTRE GEORGES POMPIDOU: Comme elle l’avait déjà fait en juin dernier, la marque a choisi de présenter pour son défilé masculin sa ligne « Homme Plissé Issey Miyake », une ligne très actuelle, décontractée et facile à porter au quotidien. Nous avons à nouveau assisté à une véritable performance artistique imaginée par le chorégraphe américain Daniel Ezralow, jouant sur le mouvement afin de montrer la légèreté et la fluidité des vêtements, et où les mannequins sont aussi musiciens, danseurs ou acrobates. Au programme de cette collection très colorée déclinée dans un large choix de formes: vestes et pantalons plissés très souples, ensembles aux imprimés colorés associés à des chaussures monochromes (jaunes, violettes, vertes, bleu ciel), parkas et imperméables volumineux garnis de motifs graphiques noirs et blancs, tenues en maille avec gilets larges sans manches, pantalons mosaïque, d’autres imperméables colorés (bleu roi, jaune d’or, vermeil, émeraude) décorés au dos d’instruments de musique, une allure japonaise évoquant le kimono dans les lignes des épaules. Pour le final, les mannequins en noeud papillon, chapeau de crooner, costumes et queue de pie taillés dans un tissu plissé ondulé se lancent dans un bal endiablé. Un superbe show, très émouvant et dégageant une grande sensation de liberté et d’énergie.

PRESENTATION SMALTO AU SIEGE DE LA MAISON: La Maison Smalto a présenté une nouvelle collection qu’elle a voulue davantage ancrée dans la modernité urbaine, conjuguant formel, casual et une touche sport. Outre les coupes ajustées impeccables et les finitions faites main caractéristiques de la maison, on pouvait ainsi remarquer des rayures tennis sur un pantalon cargo, une veste iconique alliée avec des matières plus sport, un gilet porté à même la peau se glissant sous une veste de smoking, une chemise imprimée associée à un pull col roulé. La palette de couleurs reste très chic avec des gris, blanc et noir dominants. Etaient également présentées certaines pièces issues d’une collaboration inédite avec le jeune designer parisien Louis Gabriel Nouchi, revisitant les proportions des pièces iconiques de Smalto et utilisant des matières recyclables et tissus de fins de stocks de grands fabricants, un créneau nouveau pour Smalto.

Le streetstyle du jeudi 16 janvier 2020 aux abords des défilés Rick Owens (au Palais de Tokyo) et Louis Vuitton (aux Tuileries):

Et, pour terminer, mon look du jour: