Fashion Week Haute Couture SS19 Jour 4 (fin)

PRESENTATION ARMINE OHANYAN DANS LE SALON « HAUTE COUTURE » DE L’HOTEL PLAZA ATHENEE: Pour cette nouvelle collection intitulée « Deep Harmony » la jeune créatrice d’origine arménienne a trouvé son inspiration dans la richesse des fonds marins, l’intensité de leurs couleurs et leur beauté toute particulière qu’elle idéalise. Elle nous transporte ainsi dans un monde quelque peu irréel dans lequel la nature serait préservée et où le jeu des formes, de la lumière et du mouvement opère dans une profonde harmonie. L’utilisation de déchets plastiques en tant que broderies et l’illustration de l’altération des couleurs de la flore aquatique sont un moyen de mettre en lumière les enjeux écologiques. La collection dégage un aspect futuriste avec l’utilisation de nouvelles technologies comme l’impression 3D, la découpe laser et le recours à des matières inédites comme le silicone.

Une toute petite journée (jeudi 24 janvier 2019) sans streetstyle, mais avec mon look du jour:

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Fashion Week Haute Couture SS19 Jour 3

DEFILE ZIAD NAKAD AU PAVILLON CAMBON CAPUCINES: Pour cette nouvelle collection intitulée « Orion », le couturier libanais a trouvé son inspiration dans ce chasseur géant qui selon la mythologie grecque fut transformé en constellation par Zeus, comme en quelque sorte une victoire de la grâce sur la violence. Il va ainsi cueillir les étoiles une à une pour les transformer comme par magie en robes spectaculaires illuminant tout en finesse les douces nuits d’été. De couleur vert d’eau, pêche, mordoré, lavande ou bleu électrique les robes ont l’apparence de véritables atlas célestes. Les sequins argent et les cristaux brodés épousent à merveille les courbes du corps pour une allure des plus étincelantes qui invite au rêve et rend hommage aussi bien aux étoiles qu’à la femme.

Le streetstyle du mercredi 23 janvier 2019:

Et, pour terminer, mon look du jour:

 

Fashion Week Haute Couture SS19 Jour 2

DEFILE JULIEN FOURNIE A L’ORATOIRE DU LOUVRE: Pour cette nouvelle collection intitulée « Première Plénitude » le jeune couturier français a trouvé son inspiration dans l’île de Lanzarote en Espagne et ses paysages lunaires, entre désert et tropique, sirocco et alizés, algues prodigieuses et lichens volcaniques. Cette énergie toute tellurique s’exprime dans une collection tonique pleine de sensualité, aux drapés asymétriques, aux plissés rectilignes qui marquent les courbes, aux épaules, buste et taille galbés. Des silhouettes envoûtantes d’une grande fluidité où les ampleurs se déploient principalement à partir des hanches. Des attaches et métalleries sanglent parfois le cou, harnachent les épaules et la poitrine, ceignent la taille. Les tissus à base de fibres naturelles, drap de soie, mousseline, moire de dégradés géologiques de gris, georgette de soie, cuirs spéciaux (anguille, renne, python) se déclinent dans une riche palette de couleurs inspirée des minéraux (sombres comme le basalte ou plus lumineux comme le sable) et de la nature luxuriante de l’île (vert cactus, rose bougainvillier, bleu firmament). Des imprimés saisissants viennent sublimer ce magnifique ensemble.

Le streetstyle du mardi 22 janvier 2019 (un peu réduit en raison du mauvais temps):

Et, pour terminer, mon look du jour:

Fashion Week Haute Couture SS19 Jour 1

DEFILE TONY WARD A L’ECOLE DE MEDECINE: Pour cette nouvelle collection intitulée « Anatomy of a Wing » le créateur libanais a trouvé son inspiration dans l’anatomie de la libellule et son aspect si majestueux. Les silhouettes sont ainsi directement inspirées de la finesse et de la délicatesse de la structure de leurs ailes traduisant une grande fragilité. Leurs lignes se retrouvent dans les détails des broderies, dans des formes géométriques, sur des ailes reconstituées ou bien encore dans de magnifiques accessoires de cheveux conçus par Yana Markova. Les matériaux nobles jouent avec la transparence et la légèreté des volumes. Les battements rapides des mouvements de la libellule sont traduits par une structure aux formes voluptueuses qui met les pièces en mouvement à chaque pas. L’ensemble est sublimé par une palette de couleurs holographiques allant du violet intense au vert émeraude, en passant par des tons pastels rappelant le corps et les ailes irisées de la libellule.

DEFILE PATUNA A L’HOTEL INTERCONTINENTAL PARIS-LE GRAND: La créatrice américano-géorgienne a dévoilé sa nouvelle collection intitulée « Obsession éthérique » faisant référence à une citation d’Einstein selon lequel « sans l’éther, non seulement la lumière ne se propagerait pas, mais les normes de l’espace et du temps ne pourraient absolument pas exister ». Toujours fascinée par la lumière, la créatrice en a conçu une collection extravagante aux envolées de matières-satellites autour d’un corps de femme astrale, fatale et battante, dans laquelle les robes épousent et magnifient les courbes du corps féminin. L’idée de l’éther protégeant le corps comme un écrin est symbolisée par des arabesques de tissus qui se meuvent au rythme de la démarche et accompagnent chacun des mouvements du corps et du vêtement. Les tissus irisés captent la lumière éblouissante des défilés, toutes ces volutes matérialisant cet éther remplissant l’espace vide qui propagerait les ondes lumineuses aux parties nues du corps laissées visibles avec sensualité. Cette sensualité s’exprime également sur le visage des mannequins aux pommettes accentuées et aux yeux maquillés de blanc que la lumière rend surnaturels.

Le streetstyle du lundi 21 janvier 2019 aux abords des défilés Tony Ward et Christian Dior:

Et, pour terminer, mon look du jour, avec mon interview habituelle pour « Quotidien » (sur RMC):