Fashion Week Haute Couture AW18/19 Jour 4

DEFILE ANTONIO ORTEGA A LA CATHEDRALE AMERICAINE DE PARIS: Pour cette nouvelle collection intitulée « Formes et désirs urbains » le designer mexico-canadien a trouvé son inspiration dans l’Art Nouveau et ses lignes courbes audacieuses. Il a ainsi conçu des silhouettes urbaines futuristes, tout à la fois créatives et chaleureuses. Les matières utilisées sont la soie, le tulle ou le lurex qui donne une impression de métal liquide. La laine et le cachemire sont également mis à contribution de façon originale. Les différents tissus se superposent pour créer des vêtements hybrides résolument modernes. Les lignes arrondies se combinent habilement aux formes rectilignes. Ce jeu de contrastes se décline dans des couleurs brutes rappelant le béton des villes, mais aussi pleines de vitalité comme le jaune vif et le fuchsia. Une grande impression de liberté se dégage de cet ensemble riche et varié.

Le streetstyle du mercredi 4 juillet 2018, aux abords des défilés Antonio Ortega, Elie Saab, Jean Paul Gaultier et Zuhair Murad:

Et, pour terminer, mon look du jour:

Fashion Week Haute Couture AW18/19 Jour 3

Le streetstyle du mardi 3 juillet 2018, aux abords des défilés Chanel et Alexis Mabille:

Et, pour terminer, mon look du jour:

Fashion Week Haute Couture AW18/19 Jour 2

DEFILE TONY WARD A LA MAIRIE DU 4EME ARRONDISSEMENT: Pour cette nouvelle collection le créateur libanais a trouvé son inspiration dans la beauté des vitraux et l’histoire que chacun d’eux raconte. Ainsi les broderies cousues à la main sur les robes réinterprètent ces beaux motifs de verre. La transparence est à l’honneur dans cette collection qui joue habilement sur les matériaux. Des nuances et volumes spéciaux sont créés à travers des superpositions translucides et des détails transparents qui apportent légèreté et féminité aux robes, parfois de façon insolite. Des méthodes innovantes ont été explorées pour plier et mélanger des tissus tels que la dentelle, le crêpe de soie, les films transparents imprimés et le tulle brodé. La palette de couleurs est riche et lumineuse, à l’image des vitraux bercés par le soleil: bleu poudre, bleu gitane, rouge, or, blanc et noir.

DEFILE AZULANT AKORA A LA MAISON CHAMPS ELYSEES: La jeune créatrice aborigène australienne a émergé sur la scène de la mode australienne en 2013. Pour cette nouvelle collection elle s’est inspirée du film « Avatar » en lui empruntant son message: toute l’énergie prise à la Terre doit lui être rendue. Habituée à rechercher des angles non conventionnels et des coupes audacieuses, elle nous a présenté une collection inspirante et dynamique aux silhouettes majestueuses, dans des couleurs fortes comme le bleu royal, le mauve, le vert avec des notes d’argent métallique et d’or.

DEFILE PATUNA A LA MAISON DES CENTRALIENS: La créatrice américano-géorgienne a présenté une nouvelle collection intitulée « Carré d’as » dans laquelle elle propose d’affronter la torpeur des tables de jeux dans de superbes robes du soir aux drapés impressionnants, aux tombés de mousselines de soie vieux rose et de tulles beiges aux lignes fluides, aux dentelles transparentes sublimées par les cristaux de Swarovski et les pierres semi-précieuses, aux structures architecturales se combinant élégamment au fuyant des traînes et des soies évanescentes.

Le streetstyle du lundi 2 juillet 2018, aux abords des défilés Tony Ward, Christian Dior et Ralph&Russo:

Et, pour terminer, mon look du jour (photos: Franck Malabre):

Fashion Week Haute Couture AW18/19 Jour 1

DEFILE EVA MINGE A L’HOTEL WESTIN: Pour cette nouvelle collection la créatrice polonaise s’est inspirée du Lac des Cygnes, nous entraînant ainsi dans une atmosphère majestueuse appuyée par les mouvements de danseuses de ballet qui semblent nager entre les mannequins, sous fond de musique de Tchaïkovski. Deux mondes se font face, l’un romantique, électrique, comme dessiné avec une plume dans la brume, l’autre empreint d’une dramaturgie forte et ensorcelante. Couleurs pastel d’une part, tons rouges et noirs d’autre part. Robes spectaculaires, impressionnantes sculptures en tulle et broderie, fleurs en plumes d’oiseaux rehaussées par des ailes gigantesques ajustées sur des corsets. Des formes monumentales, richement ornées de pierres précieuses, qui nous invitent à une luxueuse déambulation entre ciel et enfer.

Le streetstyle du dimanche 1er juillet 2018:

Et, pour terminer, mon look du jour (photos: Franck Malabre):

Fashion Week Homme SS19 Jour 5 (dernier jour)

DEFILE RYNSHU SUR LA TERRASSE DE L’HOTEL MEURICE: Cette nouvelle collection intitulée « Rynshu Peace » a été inspirée par la chanson de Stevie Wonder « I just called to say I love you », pour son message de paix et pour les paysages paradisiaques qu’on voit dans son clip. D’où ce festival de couleurs vives à dominante bleu et jaune qui nous emmène vers la mer, le soleil et la nature des îles d’Hawaï et de Tahiti. Le noir caractéristique de la marque s’orne de petits motifs en plastique et métal noir cousus à la main et se met à refléter les ombres oniriques d’une forêt de palmiers dans l’obscurité. Légèreté exceptionnelle du pur cachemire et du multi-stretch. Les tee-shirts en jersey se parent de broderies de fleurs roses appliquées en écussons « Rynshu Peace » et transmettent le message « I want to be happy ». Les chaussures, chapeaux, vestes et blousons sont aussi brodés de fleurs. L’accessoire clé de la saison est une écharpe garnie de disques irisés roses délicatement cousus à la main. Peace and love!

Le streetstyle du dimanche 24 juin 2018 aux abords des défilés Balmain Homme et Y-3:

Et, pour terminer, mon look du jour:

 

Fashion Week Homme SS19 Jour 3

DEFILE MAISON MIHARA YASUHIRO AU GARAGE LUBECK: Le créateur japonais Mihara Yasuhiro a fêté le 20ème anniversaire de sa marque en revenant défiler à Paris et en donnant une nouvelle impulsion à son style. Connu pour sa fantaisie débridée, mixant les influences anglo-saxonne et japonaise, il nous propose de revisiter les pièces maîtresses de ses dernières collections en les remettant au goût du jour. Ceci conduit à une collection foisonnante, à base de multiples superpositions, dans un mix détonnant de longueurs, couleurs, matières et motifs, où rayures et carreaux se font la part belle. On y trouve ainsi des vêtements hybrides à quatre manches pouvant être portés de plusieurs façons: cardigan/bomber, tricot/coupe-vent, veste/chemise, jogging/bermuda. Des effets trompe-l’oeil accompagnent ces silhouettes sophistiquées et innovantes. Des chemises patchwork donnent la réplique à des vestes en cuir clouté. Les détails ne sont pas en reste avec des zips en format géant, des tickets de pressing cousus sur les vêtements en guise de garnitures, des cordons de sweaters et joggings à rallonge. Très inspirant!

Le streetstyle du vendredi 22 juin 2018:

Et, pour terminer, mon look du jour:

Fashion Week Homme SS19 Jour 2

DEFILE ISSEY MIYAKE MEN A L’UNIVERSITE PIERRE ET MARIE CURIE (JUSSIEU): S’inscrivant pleinement dans une époque où les frontières entre vestiaire formel et décontracté tendent à s’estomper de plus en plus, le directeur artistique Yusuke Takahashi nous a présenté une nouvelle collection intitulée « Sun everywhere » combinant tout à la fois confort, décontraction et style. Les chemises sont remises au goût du jour et se portent blanches ou alors dans des ensembles garnis de toutes sortes de motifs graphiques et colorés, jouant sur les rayons et les ombres du soleil,  dessinés pour certains par ordinateur. Pouvant tout aussi bien servir de veste, elles s’allient avec d’élégants bermudas, longs et amples, qui détrônent l’habituel pantalon, lui aussi porté large. La palette de couleurs s’avère particulièrement raffinée et conduit en fin de compte à des tenues urbaines très chic et relax, tout à fait accessibles.

Le streetstyle du jeudi 21 juin 2018, aux abords des défilés Issey Miyake, Rick Owens et Louis Vuitton:

Et, pour terminer, mon look du jour: