Le streetstyle aux abords des défilés Dior, Rabanne et Mugler:

























DEFILE LOUIS VUITTON DANS LA COUR CARREE DU LOUVRE: La collection synthétise parfaitement le style du directeur artistique Nicolas Ghesquière qui fêtait ses dix ans chez Louis Vuitton: sportswear actif, chic futuriste, finitions éclatantes, drapés audacieux. Le défilé s’ouvre avec des vêtements athlétiques entièrement blancs, des vestes Norfolk coupées comme des blousons à encolure haute et portées avec des jupes à volants et à poches. Puis apparaissent des robes fourreaux à paillettes et autres robes longues, des vestes de randonnée coupées comme des robes de cocktail, une remarquable série de robes bouffantes réalisées dans d’étonnantes soieries rigides imprimées comme des sacs LV et des monogrammes. Quelques robes noires laissent ensuite la place à une partie « robotique chic », une série très fraîche de gilets militaires gris mastic avec des tailles cintrées. De nombreux mannequins portent des gants en peau de mouton hirsute, tandis que d’autres sont munies de nouvelles mini valises en matelassé métallique. Le défilé se termine en beauté avec la mannequin vedette néerlandaise Rianne van Rompaey, vêtue d’une superbe robe noire à plumes asymétrique et de travers, surmontée d’une mini cape en cuir.


















DEFILE ZIMMERMANN AU PAVILLON CAMBON: La marque australienne connue pour ses collections glamour et romantiques évolue cette saison vers des tenues plus urbaines à porter au quotidien, combinant ainsi toilettes du soir volumineuses et éléments plus sportifs comme les pièces en denim. La dentelle, véritable passion de la créatrice Nicky Zimmermann, est encore bien présente, dans de longues robes à traîne, des corsages et des dessous chic, de même que les soies précieuses pour confectionner des robes à volants et des blouses Lavallière à manches ballons volumineuses. Mais l’ensemble prend une tournure plus pratique avec des vêtements conçus pour le quotidien, associés à des chaussettes en laine et de confortables souliers à lacets. Le dressing prévoit des ensembles en denim délavé, des costumes-bermuda Prince de Galles, des costumes en laine mélangée au style sportif avec grandes poches et boutons pression, des blousons et des maxi jupes en cuir, des robes tricot ajourées. Le look qui synthétise le mieux cet état d’esprit plus urbain est celui composé d’un pantalon de jogging en satin enfilé sur une guêpière, le tout avec un manteau bicolore rayé en fausse fourrure.


















DEFILE ATLEIN AU PALAIS DE TOKYO: Le créateur Antonin Tron explore de nouvelles pièces et matières. Les longues robes en jersey drapées et froncées constituent toujours la base de sa garde-robe, enrichies cette saison de cagoules et de longues fermetures à glissière qui s’enroulent sur tout le corps, le fendant du cou aux pieds. Mais il s’éloigne des tenues de soirée pour proposer davantage de pièces à manches et des pantalons dans un esprit plus urbain et sportswear. Son héroïne, inspirée de films de science fiction, s’affiche dans des petits bombers militaires, avec des leggings épais comme taillés dans du daim, des fuseaux zippés tout du long sur le devant, des hoodies à cagoule en jersey léger et des ensembles en laine enduite imperméable, ressemblant à du vieux cuir. Lorsqu’elle revient de mission, la guerrière spatiale d’Atlein retire son pantalon en nylon rembourré et porté taille haute, dézippé sur le côté comme les combinaisons d’astronaute, pour revêtir des robes étincelantes de reines des galaxies comme ces fourreaux scintillants en tissu mesh de cristal, ces tenues délicates en jersey transparent ou métallisée mercure. Des robes en paillettes, à l’allure de peau de serpent, brillent par intermittence en fonction des reflets de la lumière.



















