Fashion Week Homme AW19/20 Jour 2

DEFILE LOUIS-GABRIEL NOUCHI (LGN) A L’ESPACE 109: Pour cette nouvelle collection le jeune créateur français a trouvé son inspiration tout à la fois dans le roman « Ancient Evenings » (1983) de l’écrivain américain Norman Mailer qui explore le parcours de la réincarnation dans l’Egypte Ancienne, et dans le film « River of Fundament » (2014) de Matthew Barney qui inscrit ce voyage initiatique dans le déclin de l’industrie automobile à Detroit. Cette quête de spiritualité se décline ainsi dans un dialogue entre costume classique et vêtement de travail. Les silhouettes se construisent par accumulation de couches de textures différentes donnant à la fois une impression de richesse, de fluidité et de douceur. Les imprimés forts (léopard, tartan, crâne) aux couleurs subtiles, les étoiles et les accessoires en métal confrontent une certaine opulence aux codes du grunge et aux symboles du pouvoir. Cet exode imaginaire se fait avec beaucoup de style!

PRESENTATION HUGO COSTA DANS UNE GALERIE DU MARAIS: Pour sa nouvelle collection intitulée « Maybe we’ll be together again » le créateur portugais s’est inspiré d’une phrase inscrite sur le mur de Berlin pour inviter le monde à briser les barrières et les frontières, à combattre la haine et les extrêmismes. Présentées dans un décor de poutres en béton et de blocs de ciment posés sur le sol, où les murs sont abondamment recouverts de messages révolutionnaires, les silhouettes et les matières se caractérisent par une certaine austérité. Un fort pari sur les fibres naturelles, coton, laine, twill de soie,… Les poches sont imposantes. Les couleurs sobres (beige, bordeaux, rose ancienne, gris, noir, bleu) se combinent délicatement entre elles. Une collection qui se veut avant tout pratique et confortable.

Le stretstyle du mercredi 16 janvier 2019, aux abords du défilé Off-White aux Tuileries:

Et, pour terminer, mon look du jour:

 

 

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Fashion Week Homme AW19/20 Jour 1

DEFILE SANKUANZ CHEZ SOTHEBY’S: Avant l’accès à la salle du défilé de la nouvelle collection intitulée « 150119.F » du créateur chinois Shangguan Zhe, une performance artistique présentait une dizaine de corps dans une lumière rouge néon et invitait à une réflexion sur les dangers de l’immortalité, du clonage et de la recherche effrénée de la perfection des corps. La salle du défilé poursuivait l’expérience en plongeant le public dans une lumière rouge puis blanche. La collection est une combinaison savante d’inspirations tailoring/streetwear/militaire/vêtements nautiques. Dans une ambiance sombre et inquiétante, les premiers mannequins apparaissent en vestes de costume cuir ou vinyle, associées à de longues jambières ou des pantalons larges. Certains portent des diamants aux oreilles et des gants en métal. Les pantalons en cuir, déclinés en plusieurs coloris, fendus et boutonnés sur les côtés, ont des fermetures rappelant les combinaisons de plongée. Quelques touches de bleu suggèrent les profondeurs de l’océan face à un ensemble de noirs dominants. Le camouflage se décline en blousons et en imprimés à motifs marins. Des combinaisons multipoches d’esprit motard sont recouvertes de bandes réfléchissantes. Les derniers looks, inspirés de tenues de plongée militaires, présentent les trois sacs étanches et combinables entre eux développés en collaboration avec la marque canadienne de sacs et bagages Herschel. L’homme Sankuanz est prêt à affronter tous les dangers, avec des textures toujours très travaillées et d’une façon un peu décalée!

Le streetstyle du mardi 15 janvier 2019, aux abords des défilés Heron Preston et Sankuanz:

Et, pour terminer, mon look du jour:

Fashion Week Femme SS19 Jour 9 (dernier jour)

DEFILE ANTON BELINSKIY AU PALAIS DE TOKYO: Pour cette nouvelle collection de sa marque fondée en 2011, et qui défile pour la première fois à Paris dans le cadre du calendrier officiel de la fashion week, le jeune créateur ukrainien basé à Kiev s’est inspiré de l’iconographie de l’église orthodoxe, en référence à sa mère qui est devenue très religieuse à la suite d’un certain nombre d’accidents de la vie. Il déclare ainsi que cette collection est une quête de la foi. Certains mannequins portent des voiles en denim ou en coton blanc comme chez les bonnes soeurs et tiennent des chapelets dans leurs mains. Un crop-top rose à l’effigie d’une madone vient se nouer sur une chemise blanche portée comme une mini-robe sur des jambes nues. D’autres modèles portent une une simple chemise-body avec des collants à motifs colorés et des gants. Des tuniques, pantalons, collants et mini-jupes reproduisent des photos vintage. Un look en velours avec petite veste bleue et mini-jupe jaune, et inversement un T-shirt jaune associé à un bermuda en denim rappellent les couleurs bleu et jaune du drapeau ukrainien. Une écharpe aux broderies traditionnelles traverse un costume de banquier. Les tenues masculines avec pantalons et chemises folkloriques sont très décontractées. Une mode jeune d’une grande fraîcheur!

Le streetstyle du mardi 2 octobre 2018, aux abords des défilés Chanel et Miu Miu:

Et, pour terminer, mon look du jour. Une journée un peu spéciale puisque, avec ma partenaire du jour, la magnifique mannequin tanzanienne Miriam Odembe, nous portions un T-shirt de soutien à l’association caritative Vita, présidée par la blogueuse suisse Valentina Nessi, qui poursuit un combat pour un monde meilleur et participe actuellement à la reconstruction d’un orphelinat au Népal suite au tremblement de terre d’avril 2015, T-shirt fabriqué au Népal et portant le message « Make Fashion Not War ».

Fashion Week Femme SS19 Jour 8

DEFILE VALENTIN YUDASHKIN AU PALAIS DES BEAUX ARTS: Le créateur russe a présenté une collection estivale sous influence asiatique et plus particulièrement japonaise, avec des pièces inspirées des kimonos et des tenues de judo (judogis), des ceintures-obi et des chignons typiques. Les silhouettes sont fluides et les coupes amples. Des imprimés à base de fleurs et de dragons ornent les vêtements. Selon ses déclarations le créateur a voulu se placer à la rencontre de la haute couture, du prêt-à-porter et du sportswear. Robes courtes et longues se complètent harmonieusement. Manteau beige en faille de soie porté avec une ceinture obi. Veste de kimono rose en satin duchesse. D’impressionnantes robes de bal vaporeuses, en mousseline et avec froufrous, sont présentées en fin de défilé. La palette de couleurs, variée et vivifiante (rose, rouge, jaune citron, lavande, vert,…) sublime cette collection très glamour.

PRESENTATION LEO AU BAR « LE POP UP DU LABEL »: La jeune marque bruxelloise fondée en 2016 et animée par la créatrice Leonneke Derksen a présenté sa nouvelle collection intitulée « Evasion », qui cible la génération Millenials et propose une confrontation entre le luxe, le bon et le mauvais goût. Cherchant toujours son inspiration dans le propre vécu de la créatrice, ce sont cette fois les moments marquants de ses vacances d’été au camping dans les années 90 qui sont mis à contribution. Les tissus évoquent les toiles de tente et les moustiquaires, et se combinent avec des éléments métalliques pour une touche plus urbaine. Imprimés représentant des dauphins, chemises tie-dye, pantalons de parachute en satin, mini-sacs se conjuguent au denim. Les couleurs se concentrent autour du kaki, mauve, jaune et du noir et blanc et dégagent une certaine sophistication. Si besoin est, on rappelle que la marque se retrouve sur internet et les réseaux sociaux sous le nom de Leo By Leo.

PRESENTATION SCHUELLER DE WAAL AU PALAIS DE TOKYO: Pour cet avant-dernier jour de fashion week, le duo néerlandais a voulu proposer une pause dans le rythme effréné des défilés, reflétant sa vision d’une mode plus douce, plus intemporelle, au travers d’une installation intitulée « Gateway to Fashion ». Pas de nouvelle collection, mais un film nous invitant à un voyage hypnotique et artistique d’une créativité débridée dans les méandres de ses collections passées. Celles-ci sont revisitées dans des esthétiques différentes, navigant entre réel et fiction, avec d’un côté un minimalisme d’allure assez classique et de l’autre un maximalisme original et surréaliste, constituant les deux fondements de la marque.

Le streetstyle du lundi 1er octobre 2018:

Et, pour terminer, mon look du jour:

Fashion Week Femme SS19 Jour 7

DEFILE LYSANDRE GL AUX SALONS HOCHE: La créatrice chinoise Minhua Guo Lenoir qui a lancé sa marque en 2016 après avoir travaillé pendant 5 ans pour Olympia Le-Tan a trouvé son inspiration pour cette nouvelle collection dans les couleurs et la beauté du Maroc et du Sahara. Alliant tradition et modernité elle entend se placer à la croisée de la mode et de la peinture. Utilisant les techniques les plus innovantes en matière de broderie et les meilleures qualités de tissus elle nous propose des créations émouvantes, originales et inspirantes d’une grande beauté, dans des combinaisons de couleurs chaleureuses et recherchées. Coupes créatives, soies délicates, transparence. Les silhouettes sont sublimées par les coiffures crantées style rétro années 1920 et les cils XXL des mannequins.

Le streetstyle du dimanche 30 septembre 2018, aux abords des défilés Lysandre GL et Valentino:

Et, pour terminer, mon look du jour:

Fashion Week Femme SS19 Jour 6

DEFILE GEOFFREY B SMALL A L’ESPACE SAINT-MARTIN: Dans le prolongement de la collection homme présentée en juin dernier, le designer américain installé en Italie a dédié sa collection femme printemps-été 2019, intitulée « Wait », aux enjeux écologiques et environnementaux. Le créateur réaffirme et amplifie son engagement en faveur du fait main et d’une mode plus écologiquement et socialement responsable: confection à la main dans ses ateliers de Venise en séries limitées, utilisation de matières nobles provenant d’artisans locaux. De nouvelles silhouettes et matières apparaissent afin de s’adapter aux changements climatiques et s’en protéger. Matières de qualité: satin, soie, lin, laine, ramie, crêpe de soie, satin de soie, en recherchant toujours plus de légèreté et l’adaptation à des morphologies différentes. Coton tissé stretch pour plus d’aisance. Veste réversible en soie 100% doublée. Les silhouettes se parent de diverses sortes d’épaulettes en guise de protection. Les coupes sont toujours très soignées. Une nouvelle méthode de teinture est inspirée de la technique japonaise du shibori (qu’on appelle aussi tie and dye). Outre le noir fétiche de la marque, cette collection ambitieuse aux inspirations multiples se décline dans des imprimés vivants  et très colorés. Développée avec l’aide d’une nouvelle génération de stylistes que le créateur souhaite mettre en avant, elle traduit assurément une impulsion nouvelle combinant éco-responsabilité et modernité. Une ligne de boots en cuir végétal est également développée cette saison avec un artisan local.

Le streetstyle du samedi 29 septembre 2018, aux abords du défilé Elie Saab:

Et, pour terminer, mon look du jour:

Fashion Week Femme SS19 Jour 5

DEFILE ISSEY MIYAKE AU PALAIS DE TOKYO: Cette nouvelle collection intitulée « Trace of Hands » en référence aux mains, outil ancestral de liberté, a été l’occasion pour le designer japonais Yoshiyuki Miyamae de présenter « Dough Dough », un vêtement innovant que l’on peut transformer librement avec ses propres mains, comme une pâte à modeler. Les cols se gonflent et s’envolent autour du cou, des noeuds croissent sur une épaule, des coins de jupe s’entortillent en spirale, les tops froncent, un sac s’enfile sur la tête pour se transformer en tricorne. Certaines pièces reprennent des innovations antérieures de la marque et se déclinent dans des coupes épurées ou avec des imprimés graphiques du plus bel effet. Le côté ludique de la collection s’est aussi exprimé dans le final où, de façon tout à fait inhabituelle dans les fashion weeks actuelles, on a vu les mannequins revenir faire leur dernier tour en bandes joyeuses fort sympathiques.

PRESENTATION ADELINE ZILIOX DANS UN SHOWROOM DU MARAIS: La jeune créatrice strasbourgeoise qui a fondé sa marque en 2007 a présenté sa nouvelle collection intitulée « Crystal Skin », composée de silhouettes avant-gardistes et très graphiques à la féminité affirmée. Les tenues transparentes sont l’un des éléments phare de cette collection qui entend dévoiler un corps parfaitement libéré. Les matières techniques comme le PVC, le néoprène et la maille 3D donnent un côté sexy à cette collection urbaine-chic et audacieuse. Précision de la coupe et des finitions, détails soignés. La confection est 100% made in France et les pièces sont toutes réalisées en très petites séries.

PRESENTATION NACO PARIS A L’ATELIER VITRINE: Le trublion de la mode connu depuis 2001 sous le nom de « Robin des Bois de la mode » a présenté une collection unisexe intitulée « Sans Titre » qui est une nouvelle déclinaison de sa ligne thématique « Art is Resistance » lancée en 2014, à base de tissus recyclés et de slogans militants peints à la main. Pour cette collection ses prises de position rebelles s’expriment sur des estampes classiques allant des pois et du vichy au damier et au papier journal, et toujours dans des couleurs vives reflétant son caractère passionné.

Le streetstyle du vendredi 28 septembre 2018, aux abords des défilés Balmain et Issey Miyake:

Et, pour terminer, mon look du jour: