Fashion Week Femme SS24 Jour 4

DEFILE GIVENCHY A L’ECOLE MILITAIRE: L’illustre maison française qui a retrouvé son dynamisme grâce à son directeur artistique américain Matthew M. Williams a présenté un vestiaire du soir très habillé dans lequel le noir dominant laissait place aussi à quelques touches de couleur et motifs floraux. Sont ainsi apparus d’élégants tops en maille associés à des jupes mi-mollet, des corsages en soie sur jupe en veau noir asymétrique, des blazers oversize, des cache-poussière très longs en soie, des vestes aux profonds décolletés, des manteaux en faille de soie, des robes du soir à demi transparentes, une robe fourreau associée à une veste à épaules larges, une jupe crayon longue devant et courte derrière avec un cache-coeur transparent. Des iris parsèment une jupe beige, des gerberas éclosent sur un bustier vert. Les looks sont agrémentés de délicieuses touches mode: des mi-bas rouge foncé ou bleu profond associés à des talons hauts, des couleurs acidulées avec robes résille tubulaires bleu glacial ou jaune aigre, des robes en mousseline de soie artistiquement drapées.

Fashion Week Femme SS24 Jour 3

DEFILE COURREGES AU PARC DES EXPOSITIONS: Le directeur artistique Nicolas Di Felice qui a relancé les ventes de la marque française depuis son arrivée en 2020 poursuit son chemin en puisant avec cohérence dans les codes de la maison pour les ancrer dans l’époque actuelle. Les coupes nettes et graphiques et les lignes géométriques se veulent désirables et portables. Les silhouettes sont courtes, avec quelques robes et manteaux longilignes. La palette est minimaliste, alternant noir, nuances de blanc et couleurs de la terre. Les coupes arrondies chères à André Courrèges sont présentes sur de nombreuses pièces. Des robes sont fendues très haut sur la cuisse gauche, tandis qu’elles découvrent l’épaule droite. Les vestes sont aussi portées avec l’épaule droite tombante, accentuant l’asymétrie des looks. La chemise est revisitée. Certaines robes à col de chemise affichent un profond décolleté en V, tout comme un sweat-shirt blanc porté en veste. Blousons, jupettes, tops ajustés, manteaux courts et pantalons pattes d’éph constituent l’essentiel de la garde-robe. Le style futuriste du fondateur se retrouve, en discrète allusion, dans certains accessoires comme ces deux modèles de soutien-gorge, l’un en plastique transparent et l’autre en argent métallisé. La collection fait la part belle aux pièces et pantalons en cuir, effet crocodile ou vinyle. En particulier, les modèles fendus tout du long, latéralement, et retenus par des sangles à boucles. Ici et là, un coup de cutter semble avoir été donné au hasard fendant des tops à la verticale au centre de la poitrine, ou dans le haut des cuisses, en découpes, sectionnant les pantalons. Les cuissardes sont omniprésentes également.

Fashion Week Femme SS24 Jour 2

DEFILE VICTORIA/TOMAS AU PALAIS DE LA FEMME: Les créateurs Victoria Feldman et Tomas Berzins ont présenté une nouvelle collection hautement désirable et parfaitement aboutie. Les tenues aux coupes impeccables sont confortables et pratiques, tout en restant cool et avec de petites touches sexy. Les classiques chemisettes en coton bleu ciel ou kaki à maxi poches sont associées à des mini-jupes. L’incontournable sweater gris clair est agrémenté de volants et se porte « cropped », tandis que les pièces en denim s’enfilent à l’envers, exploitant l’effet de textures et couleurs différents. Tout se joue dans les détails, l’allure étant rehaussée par des franges fines ou des éléments métalliques, comme les boutons pression, les oeillets ou les chaînettes qui bordent certains vêtements. Ici, de longues fentes verticales traversent des pantalons ou des vestes-capes. Là, des ouvertures se créent sur les flancs ou les cuisses dans des tee-shirts ou jupes froncées. Le serpent, symbole de fertilité, s’enroule en broderies et applications sur jupes et vestes. Aux pieds, de solides bottes en cuir noir plates, pour plus de confort.

Fashion Week Femme SS24 Jour 1

DEFILE WEINSANTO AU CLUB TECHNO « CARBONE »: Pour cette nouvelle collection intitulée « Perfect Day », le jeune créateur alsacien de 29 ans Victor Weinsanto revisite à sa façon le thème du mariage. La mariée est en blanc, mais complètement désembourgeoisée. Le travail de corseterie y est volontairement révélé, plutôt que de servir uniquement de dessous caché. La lingerie tout en transparence sert de robe dès le premier look porté par la créatrice Lady Miss Boo (habilleuse de drag queens), suivie peu après par Nicky Doll dont la crinoline s’affiche en dehors de sa robe. D’autres personnalités de la nuit, comme Sam Quealy, Julie Demont et Miss Allanah Star, font partie de ce show audacieux dans lequel rayonnent différentes générations et morphologies. Une robe vase semi-transparente est décorée uniquement de délicats pétales de fleurs. Mais le créateur propose également des tenues plus décontractées avec cravates, capuches incorporées dans les vestes, manteaux de laine et robes en satin. Les pantalons font aussi leur apparition dans des silhouettes couture oversize. Un luxe plus subtil qui, au-delà du classique noir et blanc, se décline dans des tons nude, beige et jaune.