Fashion Week Homme SS18 Jour 5 (dernier jour)

DEFILE SANKUANZ A L’ENSCI: Pour cette nouvelle collection le designer chinois Shangguan Zhe a trouvé son inspiration dans l’univers créatif de l’artiste américain Cy Twombly. Les allusions aux différentes facettes de l’oeuvre de celui-ci sont multiples et se traduisent dans un style urbain, arty, oversize qui se décline en pantalons, vestes (parfois attachées à la ceinture), chemises, sweat-shirts aux coloris divers, couleurs vives et pastels reflétant son inspiration méditerranéenne. Le lin brut des costumes est une allusion à la toile vierge du peintre, dans certains cas recouvert d’une peinture blanche évoquant la matière mate des sculptures. Les costumes tailleurs, coupés dans un style italien, sont une référence à la vie de l’artiste à Rome et sont revêtus d’imprimés graffitis rappelant son oeuvre. Des références à d’anciennes expositions sont inscrites sur des chemises à plastron et des pantalons. Certains mannequins portent de grands cabas et sacs à dos surdimensionnés qui se déplient comme des trousses de peintre. Une synthèse très séduisante entre streetwear et art qui nous propulse avec une belle énergie dans la modernité.

DEFILE RYNSHU SUR LA TERRASSE DE L’HOTEL MEURICE: Pour cette saison le créateur japonais Masatamo Yamashi qui a pour habitude de chercher son inspiration dans la contemplation du modernisme japonais y ajoute une touche de romantisme. Cette collection androgyne se décline ainsi en pantalons en tissu de kimonos traditionnels vintage, en manches de chemises qui deviennent romantiques grâce à une technique de drapé en volume, en un mélange savant d’imprimés floraux et graphiques, en broderies aux motifs de phoenix ornant vestes, blousons, manteaux, pantalons et chemises, en messages japonais brodés en violet sur des écussons noirs et blancs, en kanjis (caractères utilisés dans l’écriture du japonais) exprimant la volonté de réalisation des souhaits ou de succès dans les affaires. Pour ce qui est des matières: cotonnade faite main avec une technique de « collage », noire et blanche, soie aérienne et transparente imprimée de motifs pastels ou de dessins inkjet de fleurs colorées, association d’organdi noir ultra-fin et d’un lamé chatoyant. Les silhouettes sont finalisées avec des chapeaux et foulards qui invitent à une rêverie toute romantique.

PRESENTATION AGNES B DANS SON SHOWROOM: Le point de départ de cette nouvelle collection est un livre d’André Villers et Picasso dans lequel la créatrice a remarqué la proximité entre ses propres créations et la garde-robe du peintre. Ce qui la conduit à imaginer des coupes confortables avec des volumes élargis, à base de mailles ajourées, de caleçons en popeline, de chemises de travail à poches plaquées. On trouve également des chemises à imprimés fleuris et des pantalons jambes droites à la taille replacée. En s’inspirant par ailleurs de photos prises par son père en Normandie en 1936 elle redéfinit une certaine élégance à la française avec des costumes en lin léger, jacquard, des vestes pied de puce ou à boutonnage croisé. Pour le soir elle propose des pièces plus rock avec par exemple une veste en jacquard noir et blanc, ou en s’inspirant du street art, avec notamment un imprimé signé JonOne sur un costume, et des impressions numériques de photos d’artistes ou prises par elle-même.

Le street style du dimanche 25 juin 2017:

Et, pour terminer, mon look du jour:

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