Eté 2026 à Montpellier

C’est toujours un grand plaisir pour moi de passer quelques jours à Montpellier en été. Cet été notamment, on pouvait y voir de très belles expositions, encore ouvertes cet automne.

« Kiki Smith: Etre ici/Maintenant/Partout » au MoCo (jusqu’au 11 octobre)

Précisons tout d’abord qu’au MoCo le jardin est déjà lui-même une oeuvre d’art, mettant en scène la mondialisation des essences végétales, conçue par l’artiste français Bertrand Lavier, horticulteur de formation. De quoi faire un joli shooting! Au milieu des espèces provenant des cinq continents se trouve une fontaine composée de sept étages d’arrosoirs de jardinier dans laquelle l’eau qui semble ruisseler de façon tout à fait naturelle nous invite à nous interroger sur la pérennité de cette abondance.

Quand à l’exposition Kiki Smith, elle présente plus d’une centaine d’oeuvres de l’artiste américaine née en Allemagne, centrées sur le rapport de l’être au monde (corps social, spirituel, animal et céleste), avec une pratique multidisciplinaire mêlant sculptures, gravures, photographies, dessins, livres, tapisseries et objets divers. La combinaison de ces différentes techniques parfaitement maîtrisées fonctionne à merveille.

« Le design selon Pierre Paulin » au Musée Fabre (jusqu’au 1er novembre)

Le Musée Fabre présente les créations du designer avant-gardiste, mort en 2009 et qui vécut les quinze dernières années de sa vie dans les Cévennes. Le parcours regroupe une centaine des oeuvres phares du designer, tout particulièrement ses assises colorées aux formes naturelles et la reconstitution du fumoir de l’Elysée. Celles-ci continuent à incarner la modernité et un futur intemporel dans l’imaginaire collectif.

« Jaume Plensa: Mirage » au Carré Sainte-Anne (jusqu’au 1er novembre)

Le sculpteur catalan propose un dialogue entre mémoire méditerranéenne et universalité. Il présente une installation principalement constituée de deux têtes monumentales en fil d’acier inoxydable suspendues. La transparence du métal, l’albâtre translucide et le bois font dialoguer les sculptures avec la verticalité de la nef. Une invitation au silence, à la contemplation et à l’apaisement dans un monde saturé de paroles.

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